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Un drone hélicoptère controlé par la pensée

Des chercheurs américains ont réussi à télécommander un petit drone grâce à un casque enregistrant les ondes cérébrales.

Avec un simple casque sur la tête, Brad Edelman réussit un exploit dont rêveraient beaucoup de prestidigitateurs: il fait léviter un objet au-dessus du sol par la seule force de son esprit.

La démonstration réalisée dans un gymnase de l’université du Minnesota avec un petit drone hélicoptère n’est bien sûr pas de la télékinésie mais une application spectaculaire d’un nouveau champ de recherche, qui relie directement un ordinateur au cerveau humain.

Grâce au casque muni de 64 électrodes qu’il porte sur la tête et qui enregistre son activité neuronale, l’étudiant américain réussit à contrôler le drone à quatre rotors, à le faire monter, descendre et tourner à gauche puis à droite.

Pour faire tourner l’engin à droite, il doit penser à fermer son poing droit, et de même pour la gauche.
Pour monter, il imagine fermer les deux poings.

Le casque enregistre en continu l’encéphalogramme du “pilote”, et l’ordinateur interprète ensuite les motifs de l’activité cérébrale qui correspondent aux différents mouvements, les commandes sont ensuite transmises au drone par des ondes Wi-Fi.

Ce n’est pas la première fois qu’un objet est contrôlé par la pensée, mais la technique mise au point par l’équipe du professeur Bin He à l’université du Minnesota impressionne par le contrôle fin qu’elle permet sur le pilotage du drone, dans les trois dimensions.

L’engin peut ainsi passer au travers d’anneaux placés les uns à la suite des autres à différentes altitudes dans le gymnase.

Les chercheurs affirment qu’ils arrivent à éviter 90% des obstacles placés sur sa trajectoire.

L’année dernière, une équipe chinoise de l’université de Zhejiang avait elle aussi réussi à piloter un AR, drone de la société Parrot, mais avec un contrôle qui paraissait plus grossier, et quelques chocs contre des obstacles.

Dans toutes ces études, le principal intérêt est de mettre au point des dispositifs de télécommande pour des personnes handicapées.
Certains dispositifs, pour piloter des bras robotiques ou des fauteuils roulants, présentent l’inconvénient de nécessiter des implants greffés directement sur les circuits nerveux.

Le casque muni d’électrodes a l’avantage de pouvoir être porté très simplement, sans aucune opération invasive.

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