Catégorie : Internet

Un décret Français impose aux F.A.I et hébergeurs de conserver les mots de passe

Un décret paru mardi 1er mars au Journal officiel impose aux hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet francais de conserver pendant un an toute une série de données personnelles de l’internaute, comme ses codes confidentiels, ainsi que sa navigation sur la Toile.

« La durée de conservation des données est d’un an », indique ce décret pris dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 « pour la confiance dans l’économie numérique ».

Cette loi prévoit notamment que la police et gendarmerie nationale peuvent exiger ces données « afin de prévenir les actes de terrorisme ».

Citation:

« Pour chaque connexion de leurs abonnés », les hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet sont tenus de « conserver » des informations trés diverses et trés précises, selon ce décret.

Ils doivent ainsi sauvegarder:

– Les informations fournies lors de la souscription d’un contrat par un utilisateur ou lors de la création d’un compte (à savoir « les nom et prénom ou la raison sociale)
– Les adresses postales associées
– Les pseudonymes utilisés
– Les adresses de courrier électronique ou de compte associées
– Les numéros de téléphone
– Le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier

Conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant

Plus généralement, les hébergeurs doivent garder

– L’identifiant de la connexion
– L’identifiant du terminal utilisé pour la connexion
– Les dates et heures de début et de fin de la connexion
– Lles caractéristiques de la ligne de l’abonné.

Citation:

Pour chaque action d’un internaute sur la Toile, « la nature de l’opération » doit être consignée par ces prestataires, qu’il s’agisse d’écrire un e-mail ou de télécharger une image ou une vidéo, ainsi que « les date et heure », ordonne le texte.

« Lorsque la souscription du contrat ou du compte est payante », les hébergeurs et fournisseurs de services sur la Toile doivent également conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant ainsi que « la date et l’heure de la transaction », précise-t-il.

La Commission nationale informatique et libertés, la CNIL, qui défend le respect de la vie privée sur la Toile, a indiqué avoir rendu, dés 2007, un avis sur le sujet, mais celui-ci n’est pas public.

Clic pour lire le décret JORF n?0050 du 1 mars 2011

(source:lemonde)

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Suspension, au Canada, d’une mesure mettant fin aux forfaits Internet illimités

L’organisme régulateur canadien qui avait décidé de mettre fin aux forfaits d’accés illimités à Internet a annoncé, la suspension pour deux mois de cette mesure.

L’initiative avait été vertement critiquée par le gouvernement et les consommateurs.

Une pétition recueillant 300.000 signatures

Joignant sa voix à celle des 300.000 signataires d’une pétition demandant l’annulation de la mesure, le premier ministre Stephen Harper s’était dit mercredi trés préoccupé, demandant sa révision.

Sa demande a été exécutée dés jeudi.

Devant un comité parlementaire, le président du CRTC, Konrad von Finckenstein, a dit avoir entendu les « préoccupations évidentes » de ses concitoyens et décidé la suspension pour soixante jours de la décision qui devait entrer en vigueur le 1er mars 2011.

Le ministre de l’industrie Tony Clement a aussitôt fait part de la satisfaction de son gouvernement.

Citation:

« Cette politique ne défendait pas ce que nous pensons être important pour l’économie canadienne », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à la Chambre des communes.

Citation:

« Nous avons besoin de donner du choix aux consommateurs.
Nous avons besoin d’un espace sur Internet pour nos créateurs et nous sommes impatients de voir le CRTC retourner à la table de travail », a ajouté M. Clement.

Voir aussi:

(Pétition) Fini les forfaits Internet illimités au Canada

(source:lemonde)

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(Pétition) Fini les forfaits Internet illimités au Canada

Les forfaits Internet illimités vont bientôt disparaÓtre pour laisser place, dés le mois de mars 2011, à une facturation en fonction de l’utilisation de la bande passante.

Les clients du fournisseur d’accés TekSavvy, qui sont nombreux à avoir opté pour une formule illimitée, ont reçu un mail samedi qui les informait que les forfaits offerts seront plafonnés à compter du 1er mars 2011.

Citation:

« ¿ partir du 1er mars 2011, les clients de forfaits 5Mbps en Ontario doivent s’attendre à ce que le service offert soit limité à 25 Go de données (60 Go au Québec), sensiblement moins que ce qu’était capable d’offrir TekSavvy avant la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’imposer une facturation en fonction de l’utilisation », pouvait-on lire dans ce mail.

Le CRTC, qui réglemente les activités de radiodiffusion et de télécommunications au Canada, a en effet décidé le 25 janvier 2011 de garantir aux fournisseurs d’accés à Internet le droit de facturer ses services au détail, moyennant un rabais de 15%.

Vives réactions.

Les consommateurs ont vivement réagi en apprenant cela.

Citation:

« Qu’est-ce que vous voulez que je fasse avec 25 Go par mois, que l’on partage à deux en plus ? », a demandé Samuel Pikelin, étudiant à Ottawa.

Cette décision est tout aussi inquiétante pour les entreprises, comme la société américaine Netflix, qui a récemment lancé une offre d’accés illimité aux vidéos en streaming pour 8$ par mois.

Pour Daniel Bader, journaliste techno de Toronto et rédacteur en chef du site thecellularguru.com,la décision du CRTC de contraindre des compagnies comme TekSavvy est mal pensée.

Citation:

« Il s’agit d’une décision d’austérité qui va étouffer le dynamisme du marché, affecter lourdement la productivité des entre prises canadiennes et qui va empêcher les gens de naviguer comme ils le souhaitent sur Internet. », a affirmé M. Bader.

« Je ne vais pas dépenser 8$ par mois chez Netflix si je ne peux pas en profiter pleinement ».

Pétition.

Une pétition en ligne sur OpenMedia.ca déjà recueilli plus de 100.000 signatures de consommateurs qui espérent que le CRTC reviendra sur sa décision, plusieurs maires ont soutenu cette pétition.

La pétition fait état d’un certain nombre de préoccupations, notamment concernant l’avenir des entreprises qui offrent des services en ligne, comme le stockage de données ou les jeux en ligne.

De son côté, le CRTC a fait valoir qu’une facturation basée sur l’utilisation réelle permettrait de gérer plus efficacement le trafic Internet et la bande passante et éviterait que le service fourni aux petits utilisateurs soit affecté par les échanges de données massifs des plus gros utilisateurs, qui téléchargent des données en permanence sur Internet.

TekSavvy a demandé à ses clients de se battre pour que les choses changent.

Citation:

« Comme nos clients, et tous les internautes canadiens, nous sommes trés déçus par cette décision du CRTC.

Nous poursuivons nos efforts pour nous opposer à l’imposition de frais de bande passante exorbitants en fonction de l’usage de chacun ».

Dites non au compteur sur votre connexion Internet

Clic pour signez la pétition

(source:tvanouvelles.ca)

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Pour contourner le blocage du Web en Egypte, les modems 56K

Lorsque les technologies de pointe ne fonctionnent plus, il reste toujours les anciennes

Face au blocage quasi complet du Web en Egypte, en place depuis jeudi 27 janvier 2011 au soir, le fournisseur d’accés à Internet français FDN a mis en place une connexion de secours à bas débit à destination des Egyptiens qui disposent d’un modem 28K ou 56K.

Citation:

« Parce qu’il s’agit bien d’une attaque flagrante d’un Etat contre Internet, FDN a décidé d’ouvrir une petite fenêtre sur le réseau en mettant à disposition de qui le souhaite un compte d’accés RTC [réseau téléphonique commuté] », explique le FAI, connu pour ses engagements en faveur de la neutralité d’Internet ou la liberté d’expression.

Les internautes égyptiens peuvent utiliser la ligne +33 1 72 89 01 50 et se connecter avec l’identifiant et le mot de passe « toto » pour accéder à une connexion de secours à bas débit .

Si la quasi-totalité des lignes à haut débit sont coupées en Egypte, le réseau de téléphonie fixe est majoritairement opérationnel, et les connexions bas débit, dites « 28K » ou « 56K » n’ont pas besoin d’accéder à d’autres réseaux pour fonctionner.

Outre les modems, les activistes du groupe Werebuild, qui centralisent les ressources à disposition des Egyptiens, notent que les réseaux radio « classiques », utilisés par les radio-amateurs, sont également opérationnels.

Les rares Egyptiens qui disposent encore d’un accés à Internet, à bas débit ou via Noor, l’unique FAI encore opérationnel, semblent en tout cas faire preuve d’une grande crainte que leur connexion soit surveillée, d’aprés les chiffres du
projet Tor
, le nombre de connexions via ce systéme trés sophistiqué de cryptage ont été multipliées par deux vendredi.

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