Phishing autour des Ethylotests

Depuis le 1er juillet 2012, les éthylotests sont devenus obligatoire dans les voitures chez nos voisins Francais, un pirate en profite pour intercepter des données bancaires.

L’idée d’imposer aux automobilistes Français un éthylotest dans sa voiture semble attirer les regards des pirates, l’un d’eux a trouvé le moyen de piéger des internautes en leur proposant des « ballons », soit disant gratuitement.

C’est du moins ce qu’il tente de faire croire le « pirate » via un mail aux couleurs du site « Officiel de l’administration Française ».

Citation:

L’escroc indique dans sa missive qu’à partir du 1er juillet 2012, tout conducteur de véhicule terrestre à moteur est dans l’obligation d’être en possession d’un

Par contre, les conducteurs de cyclomoteurs (véhicule à moteur à 2 ou 3 roues, dont la cylindrée ne dépasse pas 50 cm3) ne sont pas concernés par cette obligation.

C’est ce qu’indique un décret publié au Journal officiel du jeudi 1er mars 2012.

L’éthylotest donne un indice de la présence d’alcool dans l’air expiré.
Il est interdit de conduire en cas de concentration d’alcool dans l’air expiré égale ou supérieure à 0,25 milligrammes par litre. »

Jusqu’ici, rien à redire, sauf que la suite de sa lettre électronique a permi à ZATAZ de remonter son escroquerie.

Le « phisheur » explique dans sa tentative de phising que l’état va vous offrir un éthylotest.

Pour le recevoir, il suffit de payer les frais de livraison, soit 0.99Ä.

Dans le fichier joint qu’il diffuse avec son hameçonnage, un fichier qu’il faut remplir avec:

– Noms
– Adresses
– Téléphones
– Données de cartes bancaires.

Un piégé particuliérement bien réalisé.

ZATAZ a pu suivre les données interceptées, elles sont envoyées sur le site baobajeri.com.

Le pirate a volé et exploite le graphique d’un site totalement légal, ethylotest-Gratuit.org.

A noter qu’il a infiltré, pour sa récolte de données bancaires, plusieurs autres sites, comme celui de la fédération française de Roller (ffroller.fr) ou encore dannyg.eu.

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Yahoo! ouvre une enquête aprés un piratage de 450.000 compte d’utilisateurs

Le portail Internet Yahoo! a annoncé jeudi 12 juillet 2012 l’ouverture d’une enquête interne, aprés un piratage ayant mené à la mise en ligne de 450.000 données d’utilisateur, mais a minimisé l’ampleur de sa faille de sécurité.

En début de semaine, un groupe de hackers baptisé « D33DS » a mis en ligne les données non cryptées de 453.000 utilisateurs de Yahoo!, une plateforme participative à laquelle peuvent contribuer les utilisateurs du portail.

Citation:

Dans une note accompagnant les données récupérées depuis un sous-serveur de Yahoo!, les hackers disaient vouloir avertir la société sur les failles de sa sécurité.

Citation:

Yahoo! a minimisé l’ampleur de la fuite en expliquant que moins de 5% des comptes révélés avaient un mot de passe encore valide.

Le groupe a tout de même présenté ses « excuses » aux internautes concernés et a annoncé dans un communiqué qu’il allait « immédiatement identifier et réparer l’origine de cette faille qui a entraÓné la divulgation de ces données, en changeant les mots de passe des utilisateurs Yahoo! concernés et en informant les autres sites susceptibles d’avoir abrité des comptes d’utilisateurs compromis ».

Un forum Android voit un million de ses comptes utilisateurs hackés

Le forum américain Phandroid a encouragé mardi 10 juillet 2012 tout ses membres à changer leur mot de passe aprés qu’un million de comptes utilisateurs ont été piratés, probablement, selon les administrateurs du site, à des fins commerciales, notamment l’envoi de spams.

Citation:

Dans un message publié sur le forum, l’un des responsables du site affirme que ce piratage pourrait « n’avoir aucune conséquence »

.

Comment savoir si votre boÓte mail a été piratée ?

Pour savoir si vous en faites partie, un site appelé ShouldIChangeMyPassword (dois-je changer mon mot de passe ?) permet de vérifier s’il vous faut, en effet, changer votre mot de passe.

Le programme dispose d’une large liste de vols massifs ayant eu lieu récemment, et peut déterminer si l’adresse email que vous lui donnez en fait partie.

Mise en garde:
Le site ShouldIChangeMyPassword (dois-je changer mon mot de passe ?) est s?r, mais d’autres proposent les mêmes services pour récupérer vos identifiants.
Ici, on ne vous demande que votre adresse, pas votre mot de passe ni votre numéro de compte bancaire.

Clic pour accéder au site ShouldIChangeMyPassword
(anglais)

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Le Parlement européen vote contre le traité anticontrefaçon ACTA au vote final

Au terme de plusieurs mois de vifs débats et de manifestations, et aprés une série de votes négatifs en commission, le Parlement européen a voté contre le traité de lutte contre la contrefaçon ACTA, par 478 voix contre, 39 voix pour et 165 abstentions.

Ce texte, négocié en secret entre une dizaine de pays (Europe, Etats-Unis, Japon…) instaurait un accord commercial visant à lutter contre la contrefaçon, tant physique que numérique.

Il proposait notamment de renforcer la lutte contre les médicaments contrefaits ou d’harmoniser les outils de répression contre le téléchargement illégal.

Mais pour de nombreuses associations de défense des libertés numériques ou de défense des malades du sida, le texte présentait des risques d’importantes dérives.

Sur la forme, d’abord:

Le fait que le texte ait été négocié en secret, loin du regard des élus, posait probléme.

Sur le fond, surtout, bien que la version finale du texte ait été débarrassée, de certaines de ses dispositions les plus controversées, il comportait des mesures inédites et jugées liberticides, comme une procédure simplifiée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d’accés à Internet l’identité des internautes suspectés de télécharger illégalement.

Divisions au sein du PPE

Les débats sur le texte ont révélé, mardi, qu’ACTA ne faisait pas non plus l’unanimité au sein des principales formations politiques du Parlement.

Au sein du Parti populaire européen (PPE), le traité a révélé l’existence d’une ligne de fracture importante entre les élus jugeant que le texte ne protégeait pas assez les libertés fondamentales et les partisans du texte, qui estimaient que le traité, même imparfait, était nécessaire pour améliorer la protection du droit d’auteur en Europe.

Ces divisions internes recoupaient en partie des divisions par pays:

Ainsi, les élus PPE néerlandais ou italiens avaient fait part, en bloc, de leurs importantes réserves sur le texte.

En raison de ces divergences internes, la position commune du principal groupe de droite a changé à plusieurs reprises dans les heures précédant le vote, pour finalement s’établir sur un vote libre, sans consigne de vote de groupe.

Les partisans du texte au sein du PPE avaient tenté, en dernier recours, d’obtenir un report du vote en séance pléniére, sans succés ; au final, de nombreux élus du PPE ont fait le choix de l’abstention.

Pour les opposants au traité, le vote est une victoire nette.

Citation:

Surtout, « le texte a permis d’ouvrir un grand débat public, y compris à l’intérieur du PPE, sur la nécessité d’une réforme du droit de la propriété intellectuelle en Europe », se félicite Jérémie Zimmermann, porte-parole du collectif la Quadrature du Net, trés impliqué dans la mobilisation conter ACTA.

« Ces débats ont également montré ce que peut faire la mobilisation citoyenne, il y a eu des millions d’e-mails envoyés aux députés, des dizaines de milliers de coups de téléphone, c’est un véritable sursaut démocratique. »

Pour les défenseurs des libertés numériques, le rejet d’ACTA constitue une étape de plus, quelques mois aprés l’ajournement sine die des projets de loi PIPA (Protect Intellectual Property Act) et SOPA (Stop Online Piracy Act) aux Etats-Unis, qui visaient à renforcer la protection du droit d’auteur au détriment, pour leurs détracteurs, des droits fondamentaux des citoyens.

Pour M. Zimmermann, il s’agit bien d’un mouvement global, international.

[quote] »Il n’y a pas un Internet américain, un Internet européen, la carte des Internets n’a pas de bordures, aujourd’hui, on assiste à une mobilisation globale, un réseau dans lequel chacun de nous est un noeud.

C’est cette leçon-là qui doit durer au-delà d’ACTA. »

Voir aussi:

L’ACTA, la future loi mondiale anti-piratage ?

Clic pour lire tous les articles sur l’ACTA

Tous les articles sur La loi SOPA ET PIPA

(vidéo) Crainte au sujet du projet de loi INDECT

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Une seconde ajoutée au temps universel fait planter Mozilla et LinkedIn

Il a suffi d’une seconde, une unité ajoutée au temps décompté par les horloges atomiques mondiales, qui a fait basculer briévement, dimanche matin, plusieurs sites importants à travers l’Internet, dont Reddit et Mozilla.

Il s’agissait pour les horloges comptant le temps universel coordonné (UTC) de s’ajuster à la rotation de la Terre, en se retenant pour une seconde, samedi à minuit, heure du méridien de Greenwich, au passage de juin à juillet.

L’événement était prévu et annoncé, mais certains programmes fondamentaux n’ont pas su le digérer, c’est le cas de la plateforme Linux utilisée par les sites FourSquare, Yelp, LinkedIn, Gawker et StumbleUpon, et celui du programme Java utilisé par Reddit.

D’autres sites avaient anticipé le probléme.

Google avait ainsi publié dés septembre 2011 un billet mettant le Web en garde contre de possibles bugs, le moteur de recherche s’est basé sur le passage à l’an 2009, qui avait nécessité le rajout d’une seconde à l’horloge atomique mondiale, pour se préparer une fois de plus:

Citation:

« Nous avons modifié nos serveurs NTP internes, pour ajouter progressivement quelques millisecondes à chaque mise à jour, quand est venu le temps d’ajouter une seconde de plus à minuit, nos horloges l’avaient déjà prise en compte.

Tous nos serveurs étaient alors capables de continuer à fonctionner normalement, inconscients qu’une nouvelle seconde venait d’être implantée, écrivait Google.

Ce bref incident survenait alors que plusieurs sites se remettaient d’un bug des serveurs d’Amazon, survenu samedi à la suite d’une tempête d’été en Virginie du Nord.

Ces serveurs portent, à travers le service de « 
cloud computing
 » d’Amazon, jusqu’à 1% de l’Internet.

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