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Résultats pour : "voyageurs"

Ryanair impose le smartphone à l'embarquement Archives Secunews SECUNEWS

Ryanair impose le smartphone à l'embarquement

Ryanair a récemment changé ses règles d’enregistrement. La compagnie exige désormais que la carte d’embarquement soit présentée via un smartphone, sauf rares exceptions. L’objectif affiché est de simplifier les procédures, réduire les coûts et accélérer le passage à l’aéroport. Mais cette évolution soulève des questions sur la sécurité des données et la fracture numérique. Une simplification à double tranchant Jusqu’ici, les passagers pouvaient opter pour une carte d’embarquement imprimée ou numérique. Désormais, ceux qui ne possèdent pas de smartphone risquent d’être exclus. Les bornes d’enregistrement disparaissent peu à peu et les guichets d’assistance deviennent payants. Cette situation accentue la fracture numérique entre les voyageurs connectés et ceux qui ne le sont pas. Enjeux de sécurité et de confidentialité L’obligation d’utiliser un smartphone pose également la question de la cybersécurité. L’application mobile de Ryanair recueille des données sensibles telles que les informations personnelles, les itinéraires et les moyens de paiement. Centraliser autant de données sur un appareil augmente les risques d’usurpation ou de fuite de données. En parallèle, cette dépendance aux plateformes Apple et Google renforce leur position dominante et réduit la souveraineté numérique des utilisateurs. Un défi pour l’égalité d’accès La décision de Ryanair reflète une tendance plus large : la numérisation systématique des services. Si la dématérialisation facilite la gestion et diminue les coûts, elle peut aussi créer de nouvelles formes d’exclusion. Maintenir des alternatives accessibles, comme un mode papier ou une assistance gratuite, reste essentiel pour garantir une véritable égalité d’accès au transport aérien.

13 Nov 2025 LIRE L'ACTU
Panne informatique mondiale chez Microsoft Archives Secunews SECUNEWS

Panne informatique mondiale chez Microsoft

Plusieurs services de Microsoft sont indisponibles dans le monde entier, ce mercredi 25 janvier 2024 à cause de pannes qui touchent le monde entier. Parmi les outils perturbés, la fameuse messagerie de travail collaboratif "Teams" et "la boite mail Outlook". La raison de ces pannes était encore en cours d'examen ce mercredi matin, a précisé le groupe américain sur Twitter. En Belgique la SNCB connaît ce vendredi divers problèmes techniques, empêchant notamment les voyageurs d’acheter des billets en ligne. Les données relatives aux retards des trains et aux changements de voies peuvent également ne pas être mises à jour. La cause est un problème mondial chez Microsoft, a indiqué la société ferroviaire belge. La panne est mondiale "Nous enquêtons sur des problèmes qui touchent plusieurs services Microsoft 365", a écrit l'un des comptes de services de Microsoft sur Twitter à 8h31 (heure française). "Nous avons identifié un problème potentiel de réseau et nous examinons la télémétrie pour déterminer les prochaines étapes de dépannage", a ajouté l'entreprise. Pire, aux États-Unis, le numéro d’appel d’urgence 911 s’est retrouvé inaccessible dans certaines zones, soulevant de sérieuses inquiétudes. Dans l’Hexagone aussi l’impact se fait sentir, plusieurs médias comme RTL, TF1 ou CNEWS faisant état de soucis techniques entravant leurs activités. UNE PANNE PAS LIÉE À UNE CYBERATTAQUE L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, l'ANSSI, a évoqué ce vendredi matin panne informatique mondiale qui touche une multitude d'entreprises et d'organisations. "Aucun élément en l'état" ne laisse penser à une "cyberattaque", fait ainsi savoir l'institution. Cette panne affecte les transports et les télécommunications dans de nombreuses parties du monde : elle frappe les systèmes informatiques d’entreprises en Australie, a annoncé la plus haute autorité de cybersécurité du pays, affectant notamment la TV australienne ABC, l’aéroport de Sydney et une grande chaîne de supermarchés. Cette "panne technique à grande échelle" est causée par un problème avec une "plate-forme logicielle tierce utilisée par les entreprises touchées", a déclaré le bureau du coordinateur national australien de la cybersécurité dans un communiqué. L'enquête continue...

19 Jul 2024 LIRE L'ACTU
Si vous êtes intéressé par les J.O de Rio 2016, les cybercriminels aussi ! Archives Secunews SECUNEWS

Si vous êtes intéressé par les J.O de Rio 2016, les cybercriminels aussi !

Au fur et à mesure que les Jeux Olympiques de Rio approchent (5-21 août 2016), les cybercriminels tendent de plus en plus de pièges aux fans de sport. Ils emploient toutes sortes de tactiques: - Des lettres d’hameçonnage et de faux sites web - Des réseaux Wi-Fi piratés - Des skimmers, et même de faux distributeurs. - Les hackers clonent également des cartes de crédit à l’aide de ports USB situés dans les aéroports. Voici tous les types de menaces possibles: Kaspersky a analysé en profondeur les événements de Rio ainsi que les sites dédiés aux Jeux Olympiques. - Phishing: [quote]Les cybercriminels voient les événements sportifs comme une aubaine et les Jeux Olympiques 2016 ne faisant pas exception à la règle. Les 'hackers'ont créé de nombreux faux sites ('Phishing') dans le but de voler des données personnelles des fans de sport et des employés du Comité international olympique (CIO) travaillant au Brésil. Par exemple, en février 2016, certains escrocs avaient fait une copie du portail intranet du CIO (dont Kaspersky avait détecté une série d’attaques). Les données bancaires des fans de sport sont également une bonne proie pour les hackers. Certains numéros de cartes de crédit ont été obtenus par e-mail. Les e-mails en question attiraient les victimes via des concours pour tenter de gagner une voiture ou des places pour les Jeux Olympiques. Les utilisateurs suivaient les liens, entraient leurs données, aidant ainsi les cybercriminels à cloner leurs cartes de crédit.[/quote] Si le vol de données bancaires est très rentable, c’est encore plus vrai pour les transferts d’argent. Par exemple, certains hackers proposaient en vente libre des places aux Brésiliens (alors que les habitants du pays pouvaient les obtenir dans des loteries officielles). Au total, ce sont 230 noms de domaine qui ont été détectés et ajoutés à la liste noire Kaspersky. - Wi-Fi dangereux. [quote]Le roaming coûte cher, et par conséquent les voyageurs se connectent souvent au Wi-Fi gratuit. Grossière erreur! les hackers piratent des réseaux Wi-Fi légitimes ou créer les leurs afin d’intercepter et de manipuler le contenu que voient les victimes sur leurs navigateurs. Des centaines de milliers de fans vont venir en masse au Brésil pour assister aux Jeux Olympiques, et nombreux sont ceux qui auront besoin d’Internet. Kaspersky Lab a contrôlé des réseaux Wi-Fi se trouvant dans des zones spécifiques de Rio susceptibles d’attirer les touristes : le Comité olympique du Brésil, le parc olympique, et les stades (Maracanã, Maracanãzinho et Engenhão). Ces endroits disposent d’environ 4500 points d’accès uniques. - 18% d’entre eux ne sont pas sécurisés et ouvertement configurables. - 7% faiblement protégés.[/quote] En conséquence de cela, près d’un quart des réseaux Wi-Fi dans ces zones des Jeux Olympiques se retrouvent vulnérables, pour le bonheur des hackers. - Skimmers, faux distributeurs et clones [quote]Les Brésiliens connaissent bien les 'skimmers', des bandes magnétiques spécialement installées sur les distributeurs automatiques dans le but de voler des données de carte de crédit. Les cybercriminels utilisent ensuite ces données pour cloner les cartes des victimes afin d’en tirer profit. Cette forme d’attaque est tellement répandue au Brésil, qu’elle a été surnommée localement 'Chupacabra'. En général, les skimmers sont installés dans des lieux touristiques, tels que l’aéroport international de Rio. Par exemple, en 2014, un gang de hackers y a installé 14 skimmers sur les guichets automatiques, parfois même, les cybercriminels installent de faux distributeurs sur des guichets originaux. (Skimmer pour DAB qui remplace l’ensemble du système)[/quote] Pour se protéger, voici quelques règles: [quote]1- assurez-vous que la lumière verte du lecteur de cartes soit active (un skimmer n’a en général pas de lumière du tout ou alors elle se trouve éteinte). 2- Avant d’effectuer une transaction, évaluez à vue de nez si le distributeur contient des éléments suspects tels que des parties manquantes ou mal fixées. 3- Cachez le clavier numérique avec votre main au moment d’introduire votre code.[/quote] Les skimmers et les faux distributeurs automatiques ne demeurent pas la seule menace. Un gentil serveur ou commerçant peut également cloner votre carte. [quote]1- Ne donnez jamais votre carte seule à des commerçants. (S’ils ne veulent pas vous apporter la machine, réclamez-leur de venir avec le terminal.) 2- Avant de taper votre code, assurez-vous d’être sur le bon écran de paiement, et que votre PIN n’y apparaisse pas. 3- Si une machine vous parait louche ou si vous avez d’autres réticences, payez en espèces. (Il est toujours utile d’avoir du liquide en renfort.)[/quote] - Les pièges des ports USB [quote]Les appareils mobiles ont tendance à se décharger plus rapidement lorsque leurs propriétaires sont en voyage, sollicités pour des photos, l’activation des services de localisation, Internet ou encore des partages sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi de nombreuses villes investissent dans des bornes de recharge à destination, en partie, des touristes. Sur ces bornes de recharge, il est possible de charger son téléphone en utilisant un câble qui sort d’un terminal ou via un port USB. Mais attention aux ports USB piratés ! En cas de connexion via USB, l’attaquant peut exécuter des commandes en vue d’obtenir des informations sur l’appareil, dont le modèle, l’IMEI, le numéro de téléphone et l’état de la batterie. Ces informations permettent d’organiser une attaque contre le modèle de téléphone en question, puis d’infecter l’appareil et de récolter les informations personnelles. Les règles pour vous protéger contre ce genre d’attaque: - Utilisez toujours votre propre chargeur et évitez d’acheter un chargeur d’origine inconnue. - Utilisez la prise au lieu du connecteur USB lorsque vous utilisez une borne de charge inconnue. - N’utilisez pas les câbles de charge des bornes de charge publiques. (Borne de charge dans un taxi brésilien) (Borne de charge à l’aéroport international de Rio)[/quote]

04 Aug 2016 LIRE L'ACTU
Railtime, c'est fini le 17 avril 2015, du moins sous sa forme actuelle Archives Secunews SECUNEWS

Railtime, c'est fini le 17 avril 2015, du moins sous sa forme actuelle

Dès le 17 avril 2015 et après des mois de préparation, les fonctionnalités de Railtime seront en effet intégrées dans le site www.sncb.be et l'application SNCB, annonce la compagnie de chemins de fer belge. [quote]Les voyageurs qui ont l'habitude d'utiliser Railtime seront informés via les différents canaux de communication, a précisé la société en soulignant qu'après le 17 avril 2015, seuls l'application SNCB et le site web SNCB.be subsisteront. "L'avantage pour les utilisateurs est qu'à partir de cette date, un seul portail subsistera pour le service de train en temps réel de la SNCB, avec la possibilité également d'acheter des billets tant via Internet que smartphone", indique encore la société.[/quote] Lancé en janvier 2009, Railtime fournissait au départ un module de recherche et un bandeau d'information des perturbations majeures, le site avait ensuite évolué et s'était enrichi d'informations plus détaillées et d'une plus grande interactivité. Fin 2013, il enregistrait quelque 70.000 visites quotidiennes. Le 1er janvier 2014, Railtime était passé, dans le cadre de la réforme des chemins de fer, des mains d'Infrabel à celles de la SNCB. Vous retrouverez toutes les fonctionnalités du planificateur Railtime dans le planificateur SNCB: -Horaires en temps réel -Recherche sur numéro de train -Changements de voie en temps réel -Travaux sur le réseau -Perturbations sur le réseau -Attestations de retard Mais également des fonctionnalités qui n'étaient pas disponibles sur Railtime: -Planificateur de voyages de porte à porte incluant les horaires de la STIB, De Lijn et des TEC -Achat de billets -Brochure horaire personnalisée Le 17 avril 2015, les applications iOS, Android, Windows Phone ainsi que le site web de Railtime, pourtant appréciés et très utilisés, disparaîtront, le site railtime.be dirigera automatiquement ses visiteurs vers sncb.be [quote]Les collaborateurs d’Infrabel qui ont développé puis enrichi Railtime (et ses déclinaisons) remercient les utilisateurs, pour leur confiance, d’abord, mais aussi pour leur constante contribution à l’amélioration de cet outil au service du public.[/quote] Clic pour lire le communiqué de le SNCB.

07 Apr 2015 LIRE L'ACTU
"La SNCB vous emmerde", le message étonnant découvert à bord d'un train Archives Secunews SECUNEWS

"La SNCB vous emmerde", le message étonnant découvert à bord d'un train

Les voyageurs de la SNCB ont pu apercevoir un message d’accueil un peu particulier ce dimanche matin. C’est lors de son trajet sur la ligne Bruxelles-Liège que la styliste Valentine Avoh a eu la surprise de voir apparaître [quote]La SNCB vous emmerde'[/quote] Défiler sur le panneau du wagon. Un message qu’elle a directement partagé sur les réseaux sociaux afin de faire part de son étonnement. [quote]'La SNCB sait y faire avec ses messages de bienvenue…!'[/quote] Une phrase étonnante notamment lorsque l’on sait que les messages sont commandés de façon automatique. [quote]Mais une modification peut être néanmoins réalisée manuellement par l’accompagnateur de train, Nathalie Pierard, porte-parole de la SNCB.[/quote] La société nationale des chemins de fer belges estiment pourtant qu’il est peu probable que l’accompagnateur de train en soit le responsable. [quote]Il n’avait aucun intérêt à le faire. L’hypothèse la plus probable, c’est que l’auteur de la plaisanterie a réussi à ouvrir le boîtier, peut-être pas bien fermé, assurant qu’il s’agit sûrement de l’oeuvre d’un petit plaisantin.[/quote] A ce stade, la personne qui a encodé ce message n'a pas été retrouvée. [quote]"Tout dépendra du rapport de l'accompagnateur. Celui-ci doit être transmis à son chef direct qui, à son tour, le transmettra le plus rapidement possible à la police des chemins de fer", détaille le porte-parole. "On ne rigole pas avec le système d'information à la clientèle", ajoute-t-il, signalant que l'abus du système de messagerie est considéré comme un délit par la police des chemins de fer. "L'auteur de cette annonce s'expose à des poursuites pénales et, si la personne est identifiée, la SNCB se réserve également le droit de porter plainte."[/quote] Une enquête a néanmoins été ouverte afin d’identifier l’auteur du message.

16 Feb 2015 LIRE L'ACTU
PayPal veut créer une monnaie de l'espace Archives Secunews SECUNEWS

PayPal veut créer une monnaie de l'espace

Paypal réfléchit à la conception d'une monnaie intergalactique, cette devise servirait aux astronautes mais aussi aux futurs touristes de l'espace. Pour PayPal, il est déjà temps de réfléchir au futur. Le service de paiement en ligne a annoncé mercredi 26 juin 2013 qu'il lançait des recherches pour concevoir une monnaie intergalactique qui pourrait être utilisée par les voyageurs de l'espace. Citation: "Il est temps à présent de planifier l'avenir, notre vision terrestre doit se transposer dans l'espace", a indiqué très sérieusement le président de Paypal, David Marcus. De l'argent pour payer ses factures depuis l'espace L'initiative galactique de PayPal a été dévoilée à l'Institut SETI à Mountain View, en Californie, avec la participation de l'astronome américaine Jill Tarter, spécialisée dans la recherche de la vie extraterrestre, et de l'ancien astronaute Buzz Aldrin. Son but: Réfléchir à la commercialisation de l'espace et la conception d'un système financier intergalactique. Citation: "Nous sommes arrivés au point aujourd'hui où tout cela semble tout à fait normal aux scientifiques, aux différents gouvernements et à tout le monde", a expliqué Anuh Najar, direction de la communication de PayPal. Les astronautes qui vivent dans la Station spatiale internationale doivent payer des factures, même s'il ne s'agit que de livres ou de musique numérique. En outre, des opérations comme Space X, ou Virgin Galactic (dont l'ambition est de faire voler des touristes à la frontière de l'espace au moyen de vaisseaux spatiaux) concrètisent l'idée d'un besoin d'argent dans l'espace. Un hôtel spatial faisant le tour de la planète sera proposé dans trois ans, et il faudra bien payer les pourboires et les différents services. Citation: "Dans la mesure où on commence à envisager d'habiter d'autres planètes, il faudra s'intéresser aux réalités pratiques de la vie", a déclaré David Marcus. Une idée ancienne Citation: "Le service en ligne PayPal a été créé il y a quinze ans, dans l'objectif de devenir une monnaie globale", a indiqué Hill Ferguson, le vice-Président de Global Product chez PayPal. "Au début on rigole et on pense que c'est dingue", a-t-il continué. "mais l'exploration de l'espace et l'idée de le commercialiser est beaucoup plus proche qu'on ne croit". Néanmoins, ce n'est pas la première fois que l'idée d'une devise intergalactique est exprimée. En 2007, des scientifiques anglais avaient déjà mis au moins le "Quid", monnaie prévue exclusivement pour les astronautes, a l'époque, un Quid valait un peu plus de sept euros.

27 Jun 2013 LIRE L'ACTU
Comment des entreprises vendent de faux avis sur le Net Archives Secunews SECUNEWS

Comment des entreprises vendent de faux avis sur le Net

Citation:"Mais bon, pour moi, ce qui me concerne, j'ai effectué un séjour de cinq jours dans cet hôtel. Et je n'ai pas été déçu". La syntaxe semble hasardeuse, le style maladroit, ce commentaire posté sur le célébre site de conseil de voyageurs TripAdvisor a pourtant été rédigé par un professionnel. Se présentant comme un site de réservation d'hôtels, l'hebdomadaire a enquêté sur ces entreprises qui "alimentent en faux avis les sites Internet de leur clients". Citation:"Les 250 commentaires sont facturés 3.750 euros hors taxes", précise le journaliste qui s'est rendu dans "une agence parisienne d'e-réputation sur les Champs-Elysées". Citation:"Ces sociétés françaises ou étrangéres proposent de rédiger des "vrais faux commentaires" sur mesure, c'est-à-dire positifs ou négatifs, tout en sachant qu'il s'agit d'un contournement de la loi", explique l'article. Cyber-café ou utilisation d'une clé 3G, les agences tentent de brouiller leur traçabilité, d'autres, basées à l'étranger détachent des employés à plein temps, détaillent. Les fautes d'orthographe, le style rel‚ché font partie de ce que les professionnels appellent "marketing influence". Selon une étude Nielsen datant de 2009, 70% des internautes font confiance aux avis d'autres consommateurs avant d'acheter un produit., des entreprises de communication, la plupart spécialisées en e-reputation (ou réputation numérique), ont bien compris le potentiel d'un tel marché. 25 000 commentaires sur 3 mois Pour ne pas se faire repérer et ne pas être traçable, chaque prestataire en lice posséde sa technique. L'agence parisienne explique qu'elle a coutume de détacher l'un de ses salariés dans un cyber café une heure par jour afin, "qu'au cas ou", l'adresse Internet de l'agence n'apparaisse pas. L'agence parisienne, accepte de montrer son savoir-faire donnant le lien vers des faux commentaires postés sur Tripadvisor, site dont les habitués se fient souvent à l'ancienneté du profil des commentateurs pour jauger de leur crédibilité. Les faux utilisateurs s'appellent "globtrotter", "j'aimevoyager75" ou "adonispicard". Tantôt l'hôtel est qualifié de "fantastique" ou de "l'archétype de l'hospitalité martiniquaise", tantôt on tempére faussement pour ne pas éveiller les soupçons du webmaster: "parfois j'aurais aimé plus de prises de courant dans les chambres. Mais c'est vrai, que j'ai emmené tous mes appareils électriques lol." L'agence marseillaise, elle, a plus simple. En utilisant une clé 3G depuis ses bureaux, l'identification numérique du faux consommateur change à chaque connexion-déconnexion au site visé, comme le temps c'est de l'argent, elle précise, qu'avant de facturer, elle doit prendre connaissance du temps d'inscription de chaque nouveau "faux utilisateur" à notre site (390 euros HT, pour une premiére journée test). Autre solution, moins chére et plus industrielle. Toujours sur devis, une entreprise basée à Madagascar propose pour 550 euros par mois de nous détacher à temps plein l'un de ses 75 employés. Il passerait son temps à infiltrer les forums et poster des commentaires (25.000 distillés sur trois mois dans un premier temps) en passant par des serveurs "proxys", situés en Europe et aux Etat-Unis. Dans d'autres pays francophones comme le Luxembourg, la Belgique et le Maroc, d'autres agences ont aussi répondu favorablement à "appel d'offres".

20 Jul 2011 LIRE L'ACTU