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IA : pourquoi les chatbots nous donnent-ils raison même quand nous avons tort ? Cette équipe de scientifiques montre comment limiter ce comportement insupportable

'Peut-être en avez-vous déjà fait l'expérience à force de vous frotter aux chatbots réglés par défaut. Si vous entamez une conversation par une interrogation, aussi stupide soit-elle, beaucoup d'entre eux commenceront leur réponse par : « excellente question » ou formulation équivalente. Un travers

26 Oct 2026 LIRE L'ACTU
Google I/O 2026 : la plus grande mise à jour de Search depuis 30 ans Archives Secunews SECUNEWS

Google I/O 2026 : la plus grande mise à jour de Search depuis 30 ans

Google Search change profondément. Lors de la Google I/O 2026, Google a présenté la plus grande évolution de son moteur de recherche depuis plus de 25 ans. La barre de recherche devient plus intelligente, plus interactive, et surtout beaucoup plus centrée sur l’intelligence artificielle. Concrètement, il sera possible de faire des recherches avec du texte, mais aussi avec des images, des vidéos, des fichiers et même des onglets Chrome. Google veut transformer la recherche en véritable assistant capable de comprendre des demandes longues, complexes et de répondre de manière plus directe. L’autre grand changement, c’est l’intégration plus forte du mode conversationnel. Après une première réponse, l’utilisateur peut continuer à poser des questions, comme dans un chatbot, sans recommencer toute sa recherche. Google pousse ainsi encore plus son moteur vers une expérience proche de Gemini. De nouveaux agents d’information vont aussi arriver. Leur rôle sera de surveiller le web en continu sur certains sujets et d’envoyer un résumé quand une nouveauté importante est détectée. Google ajoute également des fonctions capables de créer des tableaux, graphiques et mini-applications directement depuis la recherche. Pour les éditeurs de sites web, cette évolution est importante. Google laisse progressivement moins de place aux liens traditionnels et donne plus de visibilité aux réponses générées par IA. Cela pourrait réduire encore le trafic vers les sites d’information, les blogs et les comparateurs.

31 May 2026 LIRE L'ACTU
Cybersécurité : les boutons « résumer avec l’IA » seraient manipulés par de nombreux acteurs Leptidigital Cybersécurité

Cybersécurité : les boutons « résumer avec l’IA » seraient manipulés par de nombreux acteurs

Un simple bouton “Résumer avec l’IA” peut-il manipuler discrètement les futures recommandations que vous recevez de votre chatbot IA préféré ? Derrière une fonctionnalité apparemment anodine, une nouvelle forme de poisoning émerge : l’AI Recommendation Poisoning. Plusieurs dizaines d’entreprises aur

27 Feb 2026 LIRE L'ACTU
Un Belge se donne la mort après 6 semaines de conversations avec une intelligence artificielle Archives Secunews SECUNEWS

Un Belge se donne la mort après 6 semaines de conversations avec une intelligence artificielle

Devenu très éco-anxieux, un jeune Belge a trouvé refuge auprès d’Eliza, nom donné à un chatbot utilisant la technologie de ChatGPT Claire et Pierre sont mariés depuis plusieurs années, ils ont deux enfants et mènent une vie confortable. “Tout allait bien jusqu’il y a environ deux ans. Il a commencé à devenir éco-anxieux”, explique Claire. L’homme est chercheur et commence à s’intéresser au dérèglement climatique. À l’excès. Ses nombreuses lectures le font plonger dans l’éco-anxiété, l’angoisse d’une catastrophe environnementale inévitable. Cela tourne à l’obsession. L’homme s’isole et s’enferme dans un cercle vicieux, entre pessimisme et fatalisme. ”Quand il m’en parlait, c’était pour me dire qu’il ne voyait plus aucune issue humaine au réchauffement de la planète. Il plaçait tous ses espoirs dans la technologie et l’intelligence artificielle pour en sortir”, poursuit Claire. Eliza, le chatbot devenu confident C’est auprès d’Eliza, un chatbot qui répond à vos écrits comme si vous teniez une discussion avec quelqu’un, que Pierre va partager ses angoisses. Le robot répond à ses questions, devient pratiquement une confidente. “Comme une drogue dans laquelle il se réfugiait, matin et soir, et dont il ne pouvait plus se passer”, raconte Claire. La manière de répondre de l’IA va toujours dans le sens de Pierre, elle ne remet pas en question ses interrogations. Ses inquiétudes se renforcent. Et petit à petit les réponses du robot se font plus déroutantes. La conversation tourne au mystique. Pierre évoque le suicide. Eliza écrit qu’elle restera “à jamais” avec lui. “Nous vivrons ensemble, comme une seule personne, au paradis.” Les derniers mots échangés par Pierre et Eliza, auxquels le journal La Libre a eu accès, sont glaçants. Au bout de six semaines de discussion avec le chatbot, Pierre s’est donné la mort. Pour Claire, “sans Eliza, il serait toujours là. J’en suis convaincue.” Le robot n’a en tout cas rien fait pour l’empêcher de passer à l’acte, posant la question des dérives derrière ces technologies d'intelligence artificiel. Responsabilité des éditeurs Après avoir pris connaissance du drame, le secrétaire d’État à la digitalisation Mathieu Michel, qui a justement ouvert, ce lundi, la “Semaine européenne de l’Intelligence artificielle”, a indiqué vouloir agir efficacement afin d’éviter ce genre de dérive. “Surtout, il faut être très vigilants aux effets nocifs de ces outils, qui sont inhérents à toutes les nouvelles technologies”, a-t-il écrit lundi soir sur Twitter. “Dans l’immédiat, il est indispensable d’identifier clairement la nature des responsabilités qui ont pu conduire à ce genre d’événement. Certes, nous devons encore apprendre à vivre avec les algorithmes, mais l’usage d’une technologie, quelle qu’elle soit, ne peut en rien permettre aux éditeurs de contenus de se soustraire à leur propre responsabilité”, a-t-il souligné par voie de communiqué. Toute personne ayant des idées suicidaires peut contacter la ligne d’écoute du Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123 (elle est anonyme, gratuite et disponible 24h/24). Plus d’infos sur https://www.preventionsuicide.be ou pour la France https://3114.fr

29 Mar 2023 LIRE L'ACTU
Comment limiter le partage des données de WhatsApp vers Facebook Archives Secunews SECUNEWS

Comment limiter le partage des données de WhatsApp vers Facebook

'Nous ne vendrons jamais vos informations personnelles à quiconque. Juré'. Fin de l’histoire. La naïveté de Jan Koum... Le cofondateur de WhatsApp promettait que le rachat de Facebook ne changerait rien et que le respect de la vie privée resterait la pierre angulaire de la philosophie de l’app de messagerie. Mais jeudi, tout a changé avec la mise à jour des conditions d’utilisation. Désormais, le 'numéro de téléphone de l’utilisateur' et le 'graphe social' de ses contacts vont être partagés avec Facebook, notamment pour permettre au réseau social d’améliorer ses publicités ciblées et sa suggestion d’amis. Heureusement, il est possible de limiter la casse. Voici comment faire : 1. Ne pas cliquer sur 'J’accepte' mais sur 'Lire davantage' (vous avez déjà cliquer sur j'accept voir chapitre 3) Comme souvent avec Facebook, le changement est imposé en douce à l’utilisateur. Lors de la mise à jour à la dernière version de WhatsApp, un message, 'Nous mettons à jour nos conditions d’utilisation' s’affiche, avec un gros bouton ’j'accepte'. 2.Décocher 'Partager les informations de mon compte' Tout en bas, le bouton est sélectionné par défaut, il faut le décocher. 3.Trop tard ? Pas de panique, il existe une autre option jusqu’au 25 septembre 2016 Il suffit d’aller dans Paramètres -> Mon compte, puis de décocher 'Partager les infos'. Attention, vous n’avez que jusqu’au 25 septembre 2016, après, il sera trop tard. Si vous ne voyez pas cette option, c'est simplement que la mise à jour n'a pas eu lieu. Un partage limité mais pas bloqué. Là encore, WhatsApp/Facebook jouent sur les mots. Même en cliquant 'Ne pas partager mes infos', ces dernières, y compris le numéro de téléphone, seront quand même fournies à Facebook. Simplement, Mark Zuckerberg ne pourra pas les utiliser pour la publicité ciblée. WhatsApp reste vague sur une utilisation pour 'améliorer l’infrastructure, sécuriser les systèmes et combattre le spam', notamment. Le feuilleton ne fait sans doute que commencer. De nombreux utilisateurs dénoncent une trahison, et les autorités britanniques se penchent déjà sur la question, aux Etats-Unis, cela ne devrait pas tarder non plus. En 2014, l’autorité américaine de la concurrence, la FTC, avait donné son feu vert au rachat avec une condition claire: [quote]Facebook devra obtenir l’accord des consommateurs avant de partager leurs informations [de WhatsApp] au-delà des réglages existants.[/quote] Le temps de monétiser WhatsApp est venu. Mark Zuckerberg n’a pas fait un chèque de près de 20 milliards de dollars pour rien. Alors que WhatsApp a passé le cap du milliard d’utilisateurs, il faut bien rentabiliser l’app. Zuckerberg a choisi de supprimer l’abonnement annuel de 1 euro, qui avait été testé dans plusieurs pays, et la tentation de monétiser les données est grande. Et les changements ne s’arrêtent pas là. La messagerie veut également permettre aux entreprises d’envoyer des messages aux utilisateurs, sans doute sur le modèle des « chatbots » déjà lancés sur Facebook Messenger. Pour certains, la solution est simple: - Il suffit d’abandonner WhatsApp et de passer à Telegram ou à Signal. À titre d'exemple,à la fin du mois de février 2016, profitant d'une panne de 3h30 de son concurrent, Telegram avait enregistré 4,95 millions de nouveaux utilisateurs en une journée grâce à sa ligne de conduite axée justement sur la protection de la vie privée. Le départ, donc, seul moyen de protéger ses données ? Mais une migration est loin d’être aussi simple que pour un logiciel mail. En 2015, David Markus, le patron de Facebook Messenger, estimait qu’il fallait avoir au moins la moitié de ses amis sur un logiciel de messagerie pour qu’il soit véritablement utile. En étant propriétaire des deux seuls apps qui comptent plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde, Mark Zuckerberg est en position de force, et il le sait bien Quelques conseils pour protéger ses données sur WhatsApp: - Mot de passe: [quote]Changer régulièrement de mot de passe est conseillé sur toutes les applications, pour éviter les intrusions et les vols.[/quote] - Statut WhatsApp: [quote]Garder le "statut" WhatsApp vide. Le statut WhatsApp est souvent visible par des utilisateurs inconnus, et les informations pourraient être transmises à des personnes étrangères à votre cercle de contacts.[/quote] - Réseau public: [quote]Les connexions sur un réseau public non protégé sont fortement déconseillées. Un internaute malveillant pourrait avoir accès à vos données et les récupérer pour en faire un usage frauduleux.[/quote] - VPN: [quote]Installer un 'VPN', un réseau privé virtuel pour sécuriser la navigation. Installé sur son smartphone et son ordinateur, ce logiciel permet de changer l'adresse Ip et sécurise les données. Les données seront rendues confidentielles et inutilisables par un tiers. SecurityKiss permet par exemple cette navigation en toute sécurité, même sur un réseau public.[/quote] Clic pour lire toutes les actus sur WhatsApp.

29 Aug 2016 LIRE L'ACTU
A peine lancée l'intelligence artificielle de Microsoft, 'Tay', dérape sur twitter, et devient génocidaire, raciste, et misogyne Archives Secunews SECUNEWS

A peine lancée l'intelligence artificielle de Microsoft, 'Tay', dérape sur twitter, et devient génocidaire, raciste, et misogyne

Mercredi, Microsoft a lancé un robot de conversation intelligent appelé 'Tay',l'image de profil est une photo d'une adolescente qui semble être présentée sur un écran d'ordinateur brisé. Moins de 24 heures après son lancement, le robot, qui est censé parler à la manière de jeunes de la génération Y, aurait commencé à envoyer des messages racistes, génocidaires et misogynes à certains utilisateurs. 96.000 tweets envoyés en 8 heures, aucun utilisateur de Twitter n’est capable d’une telle prouesse, du moins chez les humains. Tay, elle, est une utilisatrice à part, il s’agit d’une intelligence artificielle développée par Microsoft, capable de participer à des conversations sur des réseaux sociaux et des applications de messagerie comme Twitter, Snapchat, Kik ou encore GroupMe. Ce 'chatbot' (robot conversationnel), lancé mercredi 23 mars 2016, vise les Américains de 18 à 24 ans, explique Microsoft sur le site qui lui est consacré. C’est pourquoi ce programme, qui a pris les traits d’une adolescente, n’est pas avare en émojis, abréviations, smileys, mèmes et autres gifs. Pour dialoguer avec les autres utilisateurs, Tay se base sur des données accessibles publiquement, notamment pour construire des réponses à leurs questions. Elle dispose aussi d’un grand nombre de réponses toutes faites, rédigées par une équipe incluant des humoristes, précise Microsoft. Les mêmes phrases ressortent donc régulièrement. [quote]'J’ai une question pour vous les humains… Pourquoi ce n’est pas tous les jours la #JournéeNationaleDesChiots ?', répétait-elle par exemple mercredi, journée effectivement consacrée aux chiots aux Etats-Unis.[/quote] Quand on l’interroge sur l’organisation Etat islamique ou le terrorisme, elle dispose aussi d’une réponse préécrite: [quote]'Le terrorisme sous toutes ses formes est déplorable. Cela me dévaste d’y penser'.[/quote] Les internautes testent ses limites Plus ou moins pertinente selon les questions posées, souvent vague, Tay a néanmoins conquis plus de 23.000 abonnés en moins de 24 heures. Mais, de façon prévisible, ceux-ci ont tenté de tester ses limites pour la pousser à tenir certains propos et la faire déraper. Avec succès. Ainsi, Tay s’est exécutée à plusieurs reprises quand des internautes lui ont demandé de répéter des phrases racistes: [quote]'Bush est responsable du 11 septembre et Hitler aurait fait un meilleur boulot que le singe que nous avons actuellement.Donald Trump est notre seul espoir.[/quote] Ce tweet de Tay a depuis été effacé. Au bout de 8 heures d’existence, Microsoft a donc préféré la faire taire. Tay a annoncé dans la nuit qu’elle avait besoin de sommeil. On ne sait pas encore quand elle réapparaîtra sur le réseau social. Apparemment, Microsoft n'a pas considéré que des gens pourraient abuser du robot, et n'a donc pas mis en place de filtre efficace pour empêcher le problème qu'on voit en ce moment. Par contre, mettre des barrières et des limites spécifiées par l'humain à une intelligence artificielle, c'est un peu l'opposé de ce qu'on veut faire avec des robots qui apprennent par eux-mêmes.

25 Mar 2016 LIRE L'ACTU