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Le FBI dit avoir déverrouillé l'iPhone du tueur de San Bernardino Archives Secunews SECUNEWS

Le FBI dit avoir déverrouillé l'iPhone du tueur de San Bernardino

Le bras de fer a pris fin entre Apple et les autorités américaines, sans que la justice n'ait à s'en mêler. Les enquêteurs ont en effet réussi à débloquer l'iPhone d'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino (Californie), sans l'aide de la marque à la pomme. [quote]'Le gouvernement a accédé avec succès aux données stockées sur l'iPhone de (Syed) Farook et n'a donc plus besoin de l'assistance d'Apple", indique un document transmis à la justice lundi par les autorités américaines'.[/quote] Elles y demandent l'annulation de l'injonction judiciaire du 16 février 2016, avec laquelle elles avaient tenté d'obliger Apple à aider les enquêteurs à pirater le téléphone. [quote]'Notre décision de mettre fin à la procédure est basée seulement sur le fait qu'avec l'assistance récente d'un tiers, nous sommes maintenant capables de débloquer cet iPhone sans compromettre les informations dans le téléphone", a commenté Eileen Decker, procureure fédérale du centre de la Californie, dans un communiqué.[/quote] Le gouvernement avait déjà ouvert la porte à une possible résolution de l'affaire en annonçant la semaine dernière être sur la piste d'une méthode proposée par des tierces parties et susceptible de débloquer l'appareil. [quote]Des tests ont depuis permis d'assurer que le contenu du téléphone resterait intact, a indiqué un responsable du FBI, David Bowdich.[/quote] [quote]'Depuis le début, nous nous opposions aux exigences du FBI pour qu'Apple construise une porte dérobée (afin d'entrer) dans l'iPhone, parce que nous pensions que c'était une erreur et que cela créerait un dangereux précédent", a réagi Apple dans un communiqué. Grâce à la décision prise lundi par le gouvernement "rien de ceci n'a eu lieu", a ajouté le groupe, mais "cette affaire n'aurait jamais dû être ouverte'. [/quote] Le groupe estime par ailleurs que cela a soulevé des problèmes qui méritent une conversation nationale sur nos libertés civiles, sur notre sécurité collective et sur la protection de la vie privée. Washington, soutenu par des familles de victimes, réclamait de pouvoir accéder à des données potentiellement cruciales pour déterminer comment Syed Farook et sa femme Tashfeen Malik avaient organisé l'attentat du 2 décembre 2015, qui a fait 14 morts, et notamment s'ils avaient bénéficié d'aide extérieure. Fin de l’histoire ? Oui, et non. Car il s’agit maintenant de savoir comment a fait le FBI, qui l’a aidé en secret, et quelles sont les conséquences pour la marque à la pomme et de futures affaires semblables. Quelle est la méthode utilisée ? Sur la méthode elle-même, les avis divergent.: - Cellebrite vante sur son site les mérites de sa solution tout-en-un UFED (Universal Forensic Extraction Device), qui prend la forme d’une grosse malette digne des films d’espionnage et peut extraire les données de n’importe quel appareil ou programme. - Certains spécialistes évoquent le 'NAND mirroring', qui copie la mémoire Flash NAND et permet ensuite de forcer le système au-delà de 10 essais de mots de passe. Mais le blog Errata Security doute qu’il s’agisse du mode d’action utilisé, parce qu’il demande beaucoup de temps et de rebootage (jusqu’à 100.000 fois) et qu’il n’est pas sûr que l’iPhone et ses composants y résistent. Le site Fortune rapporte que le 21 mars 2016, le FBI avait acheté pour 218.000 dollars (environ 192.000 euros) de matériel informatique et 15.000 dollars de logiciels à la société Cellebrite. Quelles conséquences ? Si un volet légal se ferme pour Apple, un autre s’ouvre, d’image et de sécurité. [quote]'Si le FBI a pu accéder au contenu de l’iPhone, c’est qu’il y a une faille, que n’importe qui peut y arriver, explique Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle. C’est un aveu de faiblesse pour Apple.[/quote] Selon lui, le débat sur le chiffrement des données n’est d’ailleurs pas clos. [quote]D’autres affaires similaires existent, comme autant de bras de fer potentiels, car il existe un flou juridique, et le gouvernement brandit toujours une procédure classique mais inadaptée.[/quote]

29 Mar 2016 LIRE L'ACTU
La carte d’identité électronique belge, trop peu utilisée sur le net Archives Secunews SECUNEWS

La carte d’identité électronique belge, trop peu utilisée sur le net

Utiliser sa carte d’identité électronique (eID) en ligne est loin d’être un réflexe aujourd’hui. Or, des centaines d’applications sont disponibles pour vous faciliter la vie. Tax-on-web, Police-on-web, e-guichet, Mypension… autant de services en ligne disponibles via votre carte d’identité électronique. En quelques clics seulement, vous pouvez remplir votre déclaration fiscale, déposer plainte à la police, télécharger un document administratif, avoir accès à votre dossier pension… des opérations qui demandaient auparavant plusieurs démarches administratives longues et fastidieuses. Des services en ligne qui, excepté certains comme Tax-on-web, restent malheureusement trop peu connus et utilisés par les citoyens. Ainsi, selon des chiffres publiés en 2012, seul un citoyen sur 7 s’est identifié sur des sites administratifs via sa carte d’identité électronique. Citation: Pourtant, "rien de plus facile pour communiquer avec les services publics, explique Peter Grouwels de la direction Institution et population du SPF Intérieur. En quelques clics, vous téléchargez le document communal qu’il vous faut, sans tenir compte des horaires de guichet, sans devoir vous déplacer ou faire la file." Rien de plus facile ? Bien sûr il faut acheter un lecteur de carte à 10 € et avoir de légères connaissances informatiques. Et c’est là que le bât blesse. Citation: En effet, d’après Peter Grouwels, "il est important d’avoir une certaine affinité pour le web, ce qui n’est pas toujours le cas, notamment pour les personnes âgées". Citation: Selon Nathalie Hardat, experte en statistiques à l’Agence wallonne des télécommunications, "Nous n’utilisons pas souvent notre carte d’identité électronique sur le web car les applications proposées sont peu connues du public. Il y a également pas mal de problèmes techniques et certains sites administratifs manquent d’ergonomie." De plus, Nathalie Hardat estime que notre carte d’identité est liée à des usages peu fréquents: - Certificat de mariage - Acte de naissance - Etc... Ce qui n’incite pas les citoyens à changer leurs habitudes. Mais Peter Grouwels est confiant. Citation: "Ces différents services sont assez récents. Il y a cinq ans, tout le monde ne possédait pas encore sa carte d’identité électronique. C’est quelque chose de digital, on doit y aller petit à petit. Mais ça va encore changer avec les nouvelles générations." Clic pour accédé au site eID Belgique (français)

06 May 2013 LIRE L'ACTU
Un ingénieur de Google pris en flagrant délit d'espionnage de données privées Archives Secunews SECUNEWS

Un ingénieur de Google pris en flagrant délit d'espionnage de données privées

Le salarié a été renvoyé mais cette affaire illustre une nouvelle fois l'opacité de Google en matière de protection des données de ses utilisateurs. Voila une affaire qui va apporter de l'eau au moulin des détracteurs de Google qui s'inquiètent pour la protection des données des utilisateurs. Le webzine Gawker vient en effet de révéler que le géant de la recherche avait renvoyé un de ses ingénieurs, pris en flagrant délit de tripatouillage dans les comptes d'au moins quatre utilisateurs. Google a confirmé l'incident et explique que le jeune salarié de 27 ans avait été viré "parce qu'il avait violé la stricte politique interne de respect de la vie privée". Concrètement, grâce à ses privilèges, l'employé indélicat a fouillé les relevés de " Google Voice " d'un mineur de 15 ans dont il était devenu ami après que le garçon eut refusé de lui dire le nom de sa nouvelle petite amie. Après avoir accédé au compte de l'adolescent pour trouver son nom et son numéro de téléphone, Barksdale a nargué le garçon et menacé d'appeler la jeune fille, selon Gawker, l'ingénieur ne semblait pas avoir de motivations sexuelles, mais vouloir plutôt démontrer son pouvoir, et se vanter de son rôle chez Google. L'ingénieur faisait partie d'un groupe d'informaticiens, les SRE (Site Reliability Engineers, ingénieurs de fiabilité des sites), qui ont accès aux données les plus sensibles et ont un accès sans limite aux comptes d'utilisateurs. Citation: Pris à défaut, Google assure "surveiller attentivement le nombre d'employés qui ont accès à son système, et mettre régulièrement à jour ses contrôles de sécurité.Cela dit, il faudra toujours qu'un certain nombre de gens accèdent aux systèmes s'ils doivent bien fonctionner. C'est la raison pour laquelle nous prenons tellement au sérieux chaque manquement".

15 Sep 2010 LIRE L'ACTU