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Résultats pour : "tragédie"

Une Fusillade au siège californien de YouTube fait trois blessés Archives Secunews SECUNEWS

Une Fusillade au siège californien de YouTube fait trois blessés

Une femme a blessé hier mardi 3 avril 2018, par balles trois personnes, dont une très grièvement, au siège de YouTube près de San Francisco, semant la panique parmi les salariés avant de se suicider sur place, selon la police, qui évoque un différend personnel. La police a évoqué un différend d'ordre personnel mais des informations de presse mardi soir ont jeté une lumière différente sur le profil de la tireuse présumée. Selon le San Francisco Chronicle, la suspecte, identifiée comme une femme de 38 ou 39 ans originaire du sud de la Californie, était furieuse contre YouTube, qu'elle accusait sur son propre site internet de censurer ses vidéos, dont certaines, très dures, montraient des animaux maltraités. Selon le Mercury News, le père de cette femme a confirmé qu'elle haïssait YouTube. Selon la police, qui n'a fourni aucun nom, une femme a tiré sur des personnes au siège de YouTube à l'heure du déjeuner, avant, semble-t-il, de se suicider avec son arme. Si les fusillades sont fréquentes aux Etats-Unis, il est très rare qu'elles soient perpétrées par des femmes. De nombreux témoins ont décrit des scènes de chaos parmi les personnes présentes dans le bâtiment, situé à San Bruno, à environ 20 kilomètres au sud de San Francisco, en plein coeur de la Silicon Valley où de nombreux groupes technologiques ont leur quartier général. Selon un porte-parole de l'hôpital Zuckerberg General de San Francisco, qui a accueilli les trois blessés par balles, il s'agit de deux femmes de 32 ans et 26 ans, la première étant dans un état "sérieux" tandis que la seconde est atteinte moins gravement, un homme de 36 ans, est quant à lui, dans un état "critique". Signe de la panique qui s'est emparée des salariés au moment des tirs, une quatrième personne s'est blessée à la cheville en fuyant les lieux, a précisé la police, qui est arrivée sur place vers 12H48 (19H48 GMT), deux minutes après le premier appel faisant état de tirs au siège de la plate-forme vidéo YouTube, filiale de Google, qui abrite plus de 1.000 salariés dans ces locaux. En arrivant, la police a découvert le cadavre d'une femme "portant des blessures par balles qu'elle semble s'être infligée à elle-même" et qui semble être l'auteure des coups de feu. Selon les policiers, la tireuse présumée, qui a usé d'une arme de poing, "connaissait quelqu'un", ce qui lui fait privilégier la piste du différend d'ordre privé ou familial même si ses motivations restent encore à déterminer. Plusieurs témoignages ont eux aussi indiqué qu'elle semblait viser quelqu'un en particulier. Des images aériennes sur les chaînes américaines ont montré des chaises et des tables renversées dans une cour intérieure du bâtiment, où les salariés ont l'habitude de faire leur pause déjeuner. Sur d'autres images, on voit des salariés sortir du bâtiment les mains en l'air sous la surveillance de la police, une scène devenue presqu'habituelle aux Etats-Unis tant les fusillades sont fréquentes. Celles commises par des femmes sont en revanche très rares : selon une étude du FBI, portant sur 160 événements entre 2000 à 2013, impliquant un ou des tireurs sur la voie publique, dans des commerces, des lieux de travail ou des établissements scolaires. Dans six cas seulement, la personne ayant ouvert le feu était une femme, soit une proportion de 3,8%. Les responsables de YouTube ont réagi après le drame, le patron de Google Sundar Pichai évoquant une "tragédie inimaginable" dans un message aux salariés et diffusé par le groupe. "Il n'y pas de mots pour décrire à quel point il était horrible d'avoir un tireur @YouTube aujourd'hui", a tweetté peu après la directrice générale de YouTube Susan Wojcicki. "Nos pensées et nos prières sont avec toutes les personnes impliquées", a tweeté le président américain Donald Trump. Cette nouvelle fusillade intervient alors que le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis divise encore et toujours vivement l'opinion publique, notamment après la tuerie commise dans un lycée de Parkland, en Floride, le 14 février qui a fait 17 morts. Une tragédie qui avait d'ailleurs poussé le mois dernier YouTube à renforcer la chasse aux vidéos faisant la promotion des armes à feu sur sa plate-forme. Plus de 1,5 million de personnes ont participé le 24 mars aux Etats-Unis à la "Marche pour nos vies" demandant un plus grand contrôle des armes à feu. Ces rassemblements sont les plus importants du pays en au moins deux décennies. Les organisateurs de cette "March for our lives" ont tweeté après la fusillade de mardi: "Nos coeurs sont avec vous, @YouTube"

04 Apr 2018 LIRE L'ACTU
Call of Duty incriminé dans le drame du Connecticut Archives Secunews SECUNEWS

Call of Duty incriminé dans le drame du Connecticut

The Sun, le fameux tabloïd anglais qui ne manque pas une occasion de se livrer à une charge bien placée contre le jeu vidéo, s'est fendu d'une "UNE" quelque peu provocatrice sur la tuerie de l'école de Sandy Hook à Newton aux Etats-Unis, qui a coûté la vie à 26 personnes dont 20 enfants. Intitulée "L'obsession du tueur pour Call of Duty", elle établit un lien direct entre le passage à l'acte de Adam Lanza et son "obsession pour le jeu de guerre Call of Duty". A l'appui, les propos d'une psychologue, Teresa Bliss, qui prétend que: Citation: "Les jeux violents peuvent entraîner les enfants à devenir insensibles face à la violence et à la mort". Cet article a été très commenté dans les médias, y compris par des psychologues qui ne partagent pas cet avis. Ainsi, Chris Ferguson, un psychologue clinicien expert des meurtres de masse perpétrés aux Etats-Unis, réfute le lien entre les jeux vidéo et la tragédie de Sandy Hook: Citation: "Les jeux vidéo sont un mauvais bouc-émissaire. Si nous voulons sérieusement réduire ces types de violence dans notre société, ce n'est pas sur les jeux vidéo qu'il faut focaliser notre attention. Les jeux vidéo ne sont pas le dénominateur commun des homicides de masse. Certains tueurs les pratiquaient, d'autres non." Rappelons que ce type de connexion avait déjà été effectué suite à la tuerie d'Anders Breivik à Oslo, qui jouait à Call of Duty et World of Warcraft. Adam Lanza ne jouait pas qu'à CoD, puisque selon Europe 1, c'était par ailleurs un adepte de Pokémon et de Dynasty Warriors. Ah, et accessoirement, il s'entraînait régulièrement au tir avec les 5 armes à feu collectionnées par sa mère, parmi lesquelles un pistolet semi-automatique, un fusil de chasse et un fusil Bushmaster 223, fréquemment utilisé par les Marines en Afghanistan. Un loisir comme un autre... Vous avez du sang sur les mains ! Citation: "Vous avez du sang sur les mains". Voilà le message laconique qu'ont reçu par mail plusieurs rédactions de sites de jeux vidéo en fin de semaine dernière Et son auteur n'est autre que Jack Thompson, l'ex-avocat américain (aujourd'hui radié) connu pour son combat contre les jeux vidéo. Il avait déjà, par le passé, imputé plusieurs fusillades et meurtres de masse (Columbine, Virginia Tech, sniper de Washington) à la pratique de jeux vidéo violents. Et si cet activiste s'était fait plus discret ces derniers temps, la récente tuerie de Sandy Hook, perpétrée par un jeune de 20 ans replié sur lui-même qui pratiquait les jeux vidéo, l'a visiblement amené à sortir de ses gonds et à adresser cette accusation quelque peu gratuite à nos confrères américains. Qu'on estime, ou non, que les jeux vidéo violents ont un effet néfaste sur le comportement de ceux qui les pratiquent, il y a tout de même d'autres façons d'ouvrir le débat... Sources : jeuxvideo.com

19 Dec 2012 LIRE L'ACTU