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Facebook construit un complexe immobilier pour héberger ses salariés Archives Secunews SECUNEWS

Facebook construit un complexe immobilier pour héberger ses salariés

Facebook, une entreprise déjà renommée pour sa qualité de vie au travail, prépare une extension de son campus pour loger ses employés de Menlo Park. Le Wall Street Journal a révélé que la société travaillait sur un projet immobilier de 630.000 mètres carrés, comprenant 394 logements (soit une capacité d'hébergement pour environ 10% de ses employés), qui lui coûtera la bagatelle de 120 millions de dollars, le tout à cinq minutes en vélo de son siège californien. Après la " soucoupe volante " écologique d'Apple à 5 milliards de dollars, c'est le dernier projet immobilier fou des mastodontes de la Silicon Valley. Le complexe inclura une piscine, des magasins de proximité, une terrasse panoramique, un studio de yoga... Les prix de l'immobilier résidentiel ont augmenté de 24% dans le secteur au quatrième trimestre 2012, rappelle le Wall Street Journal. Facebook, comme Google, offre mille services à ses collaborateurs, du transport à la blanchisserie, en passant par un coiffeur et des boissons gratuites. Selon la direction, des employés auraient donc fait part de leurs difficultés à se loger. La solution a peut-être été trouvée avec ce vaste projet immobilier réalisé avec un promoteur local, il a eu pour consigne de "créer un environnement qui reflète l'atmosphère du campus, où les employés soient encouragés à se mélanger et à échanger des idées", explique le Wall Street Journal. "Nous sommes évidemment ravis d'avoir plus de possibilités de logement à proximité du campus, explique une porte-parole de Facebook.Mais nous croyons aussi que les personnes travaillent chez Facebook parce qu'on leur montre de la reconnaissance et qu'elles croient en notre rôle." Une partie des lots sera au prix du marché, d'autres à destination des résidents à faible budget. Il ne faudra donc pas plus de cinq minutes de balade à vélo pour rejoindre le campus via un chemin dédié qui longe la baie de San Francisco. "Vous n'aurez même pas à utiliser les freins", s'amuse John Tenanes, responsable du projet chez Facebook. Pas d'inquiétude si vous n'êtes pas salarié de Facebook, 15 unités seront disponibles pour des personnes extérieures. Tous les services et loisirs à portée de main Un projet qui ne sera pas sans rappeler les villes ouvrières de la fin XIXe-début XXe siècle en France et même aux Etats-Unis (de type corons), mais en version modernisée. L'employeur fournira ainsi un toit, des moyens de transport (vélo ou bus) et de nombreux avantages (pressing, coiffeur, boutiques, etc..) dans le but de s'assurer que tout va bien dans la vie de son employé. Nombreuses sont déjà les grosses entreprises du secteur technologique qui rivalisent d'ingéniosité pour offrir les meilleures conditions de travail à leurs employés (crèche, salle de cinéma ou terrasse pour bronzer, soirées, concours journaliers, café gratuit, etc..). Facebook prolonge cela jusqu'au domicile. Une façon de s'assurer que ses salariés restent fidèles à l'entreprise alors que la tendance est plutôt à butiner d'une société à une autre tout en restant dans un même secteur géographique, la Silicon Valley. Pour une entreprise qui se veut ultra-connectée et innovante, c'est une nouvelle pierre à l'édifice Facebook, mais aussi une façon de ne jamais réellement déconnecter de son travail. Welcome to Facebook City

08 Oct 2013 LIRE L'ACTU
Une soirée projet X qui dérape Archives Secunews SECUNEWS

Une soirée projet X qui dérape

Une soirée Facebook vire au saccage de villa à Draguignan. 80.000Ä de dég‚ts. La justice française a condamné à six mois de prison ferme les organisateurs d'une soirée "Projet X", une orgie festive relayée sur Facebook au cours de laquelle un millier de jeunes ont investi, puis saccagé, une villa inoccupée du sud de la France. Le tribunal de Draguignan (sud-est) a opté pour la sévérité, en condamnant les deux organisateurs pour "complicité de destruction" à un an de prison dont six mois ferme, ils devront en outre indemniser les victimes à hauteur de 20.000 euros, une somme qui sera réévaluée lors d'une nouvelle audience en décembre 2012. Vitres brisées, sanitaires descellés, canalisations arrachées, mobilier jeté dans la piscine: c'est une vision d'apocalypse qui attendait il y a un mois deux couples de Hollandais, propriétaires d'une résidence dans le Var (sud-est de la France). Les dég‚ts sont évalués à quelque 80.000 euros. Citation:"C'était effrayant, incroyable", "ils ont tout cassé", s'est souvenue Hanneke Sprong, l'une des propriétaires de la villa, "Au début, on n'y croit pas, on se croit dans un film o? on joue le rôle principal", a-t-elle dit devant le tribunal. Les organisateurs de la fête du 19 mai 2012, Allan Brooks et Alexandre Fleury, 21 ans, ont reconnu lundi s'être inspirés du film américain "Projet X". La fiction raconte l'histoire de trois lycéens qui préparent la plus grande soirée jamais organisée, drogue, violence, sexe, la soirée tourne au désastre. Depuis sa sortie le 14 mars, des adolescents en ont reproduit le scénario, causant d'importants dég‚ts dans des maisons inoccupées, un jeune en est même mort aux Etats-Unis. Début mai apparaÓt sur Facebook une page-événement concernant une "soirée Projet X", dans la marge, l'affiche du film éponyme, le flyer invite les internautes à une fête qui "rentrera dans l'histoire", "comme dans le film, c'est No Limit". Les organisateurs promettent du "gros son", des "stripteaseuses" et des "DJ en folie". "Seule obligation: emmener une bouteille d'alcool par personne". Résultat: entre 600 et 1.200 jeunes de 16 à 20 ans répondent à l'appel. Certains viennent des environs, d'autres ont fait le déplacement de Marseille, Nice, Lyon et même Paris, ce sont des riverains, excédés par le bruit et inquiets pour leur sécurité, qui alertent les gendarmes. Allan Brooks a nié s'être rendu "complice de dégradations". Citation:"Ce n'était pas du tout le but" de la soirée, s'est défendu le jeune homme, affirmant avoir voulu "organiser une soirée-test pour se lancer dans l'événementiel". Il assure que les dégradations n'ont pas été le fait des "invités" à proprement parler de la soirée, mais de casseurs venus "détruire la baraque" alors que la soirée était finie. Citation:"Je n'ai en aucun cas pensé qu'on allait reproduire ce qui se passait dans le film", a-t-il déclaré, "On n'a pas demandé à 1.200 personnes de venir et de tout casser dans la maison!" Faux, a rétorqué le procureur Pierre Arpaia: Citation:"Ils savaient que la soirée allait dégénérer. Le but était de parvenir à un état de "défonce", qui par l'alcool, qui par d'autres substances, et à la fin de la soirée, tout devait être détruit." Entre la fiction et la réalité, il y a un pas que parfois il ne faut pas franchir

27 Jun 2012 LIRE L'ACTU