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Ryanair impose le smartphone à l'embarquement Archives Secunews SECUNEWS

Ryanair impose le smartphone à l'embarquement

Ryanair a récemment changé ses règles d’enregistrement. La compagnie exige désormais que la carte d’embarquement soit présentée via un smartphone, sauf rares exceptions. L’objectif affiché est de simplifier les procédures, réduire les coûts et accélérer le passage à l’aéroport. Mais cette évolution soulève des questions sur la sécurité des données et la fracture numérique. Une simplification à double tranchant Jusqu’ici, les passagers pouvaient opter pour une carte d’embarquement imprimée ou numérique. Désormais, ceux qui ne possèdent pas de smartphone risquent d’être exclus. Les bornes d’enregistrement disparaissent peu à peu et les guichets d’assistance deviennent payants. Cette situation accentue la fracture numérique entre les voyageurs connectés et ceux qui ne le sont pas. Enjeux de sécurité et de confidentialité L’obligation d’utiliser un smartphone pose également la question de la cybersécurité. L’application mobile de Ryanair recueille des données sensibles telles que les informations personnelles, les itinéraires et les moyens de paiement. Centraliser autant de données sur un appareil augmente les risques d’usurpation ou de fuite de données. En parallèle, cette dépendance aux plateformes Apple et Google renforce leur position dominante et réduit la souveraineté numérique des utilisateurs. Un défi pour l’égalité d’accès La décision de Ryanair reflète une tendance plus large : la numérisation systématique des services. Si la dématérialisation facilite la gestion et diminue les coûts, elle peut aussi créer de nouvelles formes d’exclusion. Maintenir des alternatives accessibles, comme un mode papier ou une assistance gratuite, reste essentiel pour garantir une véritable égalité d’accès au transport aérien.

13 Nov 2025 LIRE L'ACTU
Microsoft débranche son navigateur Internet Explorer 11 le 15 juin 2022 Archives Secunews SECUNEWS

Microsoft débranche son navigateur Internet Explorer 11 le 15 juin 2022

Lent, peu sécurisé, délaissé par les utilisateurs et ses créateurs eux-mêmes, le désuet navigateur Internet Explorer (IE) va être abandonné par Microsoft. L'heure de la retraite pour cet outil devenu objet de railleries a été fixée au 15 juin 2022. Planning annoncé par Microsoft: Le 19 mai 2021 : annonce du retrait de l’application Internet Explorer 11. Le 17 août 2021 : fin du support de IE11 pour Microsoft 365 et d’autres apps. Le 15 juin 2022 : l’application Internet Explorer 11 sera définitivement retirée. A cette date, le géant américain cessera de l'intégrer sur ses versions de Windows 10 et plus aucun support technique ne sera assuré. Dès cet été 2021, il ne sera plus compatible avec la suite d'applications Microsoft 365. Internet Explorer, lancé en août 1995, sera toujours accessible dans de très rares versions destinées aux entreprises qui utilisent encore des applications conçues pour ce navigateur, comme ActiveX. Mais Microsoft invite ses derniers utilisateurs à tourner la page et à se tourner vers son remplaçant : Edge. "L'avenir d'Internet Explorer sous Windows 10 est dans Microsoft Edge. Non seulement Microsoft Edge est une expérience de navigation plus rapide, plus sécurisée et plus moderne qu'Internet Explorer", vante Sean Lyndersay, l'un des responsables du programme, dans un billet de blog publié mercredi. "Mais il est également en mesure de répondre à une préoccupation clé : la compatibilité avec les sites Web et les applications anciennes", poursuit-il, grâce à un "mode IE", ultime vestige du navigateur si décrié qui a accompagné les tout débuts de l'Internet grand public il y a 25 ans. Celui-ci sera conservé pour des raisons techniques jusqu'en 2029, véritable date de la mise à mort complète d'Internet Explorer, dont la très lente disparition s'explique d'abord par l'entendue de sa domination sur le monde des navigateurs à une époque pas si lointaine. Porté par Windows Lancé en août 1995 sur les bases de l'un des premiers navigateurs, NCSA Mosaic, Internet Explorer concurrence immédiatement le leader Netscape. Son succès ne tarde pas et s'explique en partie par le basculement du web vers une utilisation grand public. À la même période naissent les premiers moteurs de recherche comme Altavista et Lycos, les sites marchands Ebay et Amazon, ou encore le célèbre portail Yahoo!. Explorer se pose en porte d'entrée idéale vers ce nouveau monde. Avant d'être très rapidement porté par le succès des logiciels de sa maison-mère. En 1998, Internet Explorer atteint 40% de part de marché grâce à l'intégration native du navigateur dans les systèmes Windows qui inondent le monde entier. Une pratique qui coûte à la société de Bill Gates un très médiatique procès pour abus de position dominante, aux États-Unis. En 2004, Netscape remet le couvert pour les mêmes raisons et incite Microsoft à verser 750 millions de dollars pour cesser les poursuites. L'Union européenne condamnera bien plus tardivement à plusieurs centaines de millions d'euros la compagnie pour cette pratique jugée anticoncurrentielle. Ce qui n'empêche pas Internet Explorer de représenter jusqu'à 95% de part de marché chez les navigateurs en 2004, et plus de 90% sur toute la période 2000-2005. Son apogée. Failles de sécurité béantes La chute est tout aussi rapide. La concurrence, incarnée par Mozilla Firefox, lancé par la fondation éponyme en 2003, puis le navigateur de Google (Chrome) cinq ans plus tard, grignote en moins de dix ans l'avance d'Internet Explorer. Le basculement s'opère en 2012. Aujourd'hui, le site Statcounter estime à seulement 0,71% la part d'Internet Explorer dans le marché des navigateurs dans le monde, derrière son discret remplaçant Edge (3,39%) élaboré il y a cinq ans, très loin de Safari (16%), et surtout Chrome (64,71%). Les raisons de ce retournement de situation si rapide sont nombreuses. Bien que Windows représente toujours aujourd'hui sept systèmes d'exploitations sur dix installés sur des ordinateurs de bureau, son navigateur phare a tout simplement été délaissé, voire carrément ringardisé par la souplesse et la vitesse de Chrome, ou les garanties sécuritaires de Mozilla Firefox et la possibilité d'ajouter des fameux addons (extensions). Les développeurs de sites Internet ont été les premiers à bouder le rigide et instable IE. "'Je veux que le site prenne en charge IE6' était un excellent moyen de faire pleurer un développeur adulte", écrivait un utilisateur sur le forum Reddit, il y a quelques années, dans une conversation dédiée à la "haine" que peut susciter Internet Explorer dans cette communauté. Pas la première du genre. Les innombrables failles de sécurité recensées dès les premières versions du navigateur et la lenteur avec laquelle Microsoft déploie ses correctifs ont par la suite entaché sa réputation auprès du grand public et des États. En 2004, la sixième version de IE est déconseillée d'utilisation par le gouvernement américain et sa cellule spécialisée en cybersécurité, le CERT. La version 7 ne sera pas couronnée de plus de succès, étant utilisée pour un piratage massif contre Google, et condamnée cette fois par les gouvernements allemands et français. Le lancement de Edge, en 2015, marque l'abandon progressif du navigateur par Microsoft lui-même. Les mises à jour de sécurité pour les versions antérieures à Internet Explorer 11 cessent l'année suivante. Il y a trois ans, un responsable en cybersécurité de la compagnie, Chris Jackson, expliquait pourquoi il est dangereux d'utiliser Internet Explorer comme navigateur par défaut, puisque celui-ci n'était plus mis à jour de manière régulière. "Nous ne prenons pas en charge les nouvelles normes Web pour cela et, bien que de nombreux sites fonctionnent bien, les développeurs dans l'ensemble ne les testent tout simplement plus sur Internet Explorer de nos jours", précisait-il. Comme Adobe et son outil Flash, stoppé en décembre 2020, Microsoft est désormais obligé de condamner son navigateur encore sous les radars d'une poignée de pirates. Un mal pour un bien. Sa fin ne laissera personne nostalgique. Voir le communiqué Microsoft (anglais)

31 May 2021 LIRE L'ACTU
Bruxelles enquête sur les conditions imposées par Apple aux distributeurs d'iPhone Archives Secunews SECUNEWS

Bruxelles enquête sur les conditions imposées par Apple aux distributeurs d'iPhone

Bruxelles et La France viennent perturber le lancement de l'iPhone, le ministère des Finances, et plus particulièrement sa Direction de la concurrence et de la répression des fraudes ( DGCCRF ), enquête sur les conditions imposées par Apple aux distributeurs de l'iPhone. Selon BFMTV, qui se fonde sur des sources concordantes, cette enquête«a été commanditée par Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, apparemment soucieux de rééquilibrer le rapport de force entre les opérateurs et le Californien. Citation: Interrogé Apple indique qu'il ne souhaite pas faire de commentaire sur cette affaire, les ministères de l'Économie et des Finances, du Redressement productif et de l'Économie numérique n'ont pas non plus souhaité se prononcer. Les strictes conditions d'Apple Apple est dans le collimateur des autorités françaises depuis plusieurs mois, l'Autorité enquête sur les conditions drastiques qu'il impose à ses revendeurs. En juillet 2013, elle a mené plusieurs perquisitions dans les locaux d'Apple France et de plusieurs de ses distributeurs. Une enquête a aussi été lancée par Bruxelles, la Commission leur a envoyé au début de l'année un questionnaire de neuf pages, l'enquête de la Commission porte sur la période allant du lancement du premier iPhone, en 2007, jusqu'à aujourd'hui. Dès le lancement de l'iPhone, Apple a profité de l'engouement autour de son smartphone pour poser ses conditions. Le groupe américain a imposé des quotas d'iPhone par pays et par opérateur ainsi que des pénalités commerciales si ces quotas n'étaient pas respectés. Si les grands opérateurs paneuropéens comme Vodafone, Deutsche Telekom, Telefonica ou Orange disposent d'une certaine latitude commerciale dans la définition des quotas par pays, les petits opérateurs locaux n'ont aucun moyen de négociation face au géant américain. Apple a aussi imposé les taux de subvention que les opérateurs accordaient à leurs clients. Elle a également obligé les opérateurs à participer financièrement à ses campagnes publicitaires à la télé, Apple tournait sa pub et l'opérateur devait se contenter de mettre son logo à la fin du spot. Apple a aussi établi des règles sur la présence de l'iPhone dans les boutiques d'opérateurs et dans leurs magazines. Il a aussi défini lui-même ses normes techniques sans tenir compte des choix de fréquences des différents pays. Interdiction de vendre l'iPhone Tant que l'iPhone régnait en maître sur le marché des smartphones, de 2007 à 2011, les opérateurs n'avaient guère le choix, l'iPhone était le meilleur vecteur pour attirer les clients dans les boutiques de téléphonie mobile, même si au final le client optait pour un autre téléphone. En France, l'affaire a commencé en avril 2012 lorsque la société eBizcuss, premier revendeur exclusif d'Apple en France, a déposé une première plainte pour concurrence déloyale, abus de position dominante et abus de dépendance économique. Citation: Le revendeur reproche à Apple de n'avoir pas honoré ses livraisons, dès la fin de 2011, eBizcuss se plaignait de ne pas recevoir d'iPhone et d'iPad. eBizcuss, qui employait 130 personnes, avait sollicité son placement en redressement judiciaire, une situation que son PDG de l'époque, François Prudent, avait imputée au "comportement totalement déloyal d'Apple", la liquidation de la société a été prononcée le 31 mai 2012.

26 Sep 2013 LIRE L'ACTU
Megaupload et Cogent s'attaquent à Orange Archives Secunews SECUNEWS

Megaupload et Cogent s'attaquent à Orange

C'est un nouveau rebondissement dans la bataille des opérateurs autour des services de streaming et de téléchargement direct. Cogent, un fournisseur de bande passante établi dans de nombreux pays, a porté plainte contre Orange auprés de l'Autorité de la concurrence. Cogent accuse le groupe français de ne pas fournir à ses clients (des sites clients, notamment) le service pour lequel ils payent. La plainte de l'opérateur ne le mentionne pas, mais ce sont les services proposés par les sites Megavideo (streaming) et Megaupload (téléchargement direct) qui sont à l'origine du conflit. Ces deux services trés populaires sont notamment utilisés pour télécharger illégalement disques, films ou séries télévisées, d'aprés un comparatif du site spécialisé TorrentFreak, Megaupload est le deuxiéme service de téléchargement direct le plus utilisé au monde. Or, ces sites sont trés gourmands en bande passante, un poste de dépense important pour les fournisseurs d'accés à Internet ( FAI ). Megaupload et Megavideo disposent d'un contrat avec Cogent. Les utilisateurs de ces services consomment également de la bande passante, fournie par leur FAI, pour gérer au mieux leurs co?ts, les FAI, comme Orange, SFR, Free ou Bouygues, disposent le plus souvent d'accords dits "de peering" avec les autres fournisseurs d'accés. Les opérateurs mesurent la quantité de bande passante consommée par leurs abonnés auprés de services hébergés par d'autres FAI, si les flux sont équilibrés, les deux opérateurs ne se refacturent pas de frais, si les flux sont déséquilibrés, le FAI qui consomme davantage de bande passante verse une compensation à son homologue. Début janvier 2011, Megaupload et Cogent s'attaquent à Orange, en l'accusant de brider intentionellement l'accés aux services de téléchargement et de streaming. Megaupload et Megavidéo affichent alors des messages incitant les utilisateurs à se plaindre auprés d'Orange, mais pour le FAI français, au contraire, Cogent et ses clients sont eux-mêmes responsables du blocage, le volume de trafic renvoyé par Cogent est plus de quatre fois supérieur à celui renvoyé par Orange. Depuis, les deux opérateurs semblaient avoir trouvé un compromis Menacés d'un procés en diffamation, Megaupload et Megavidéo avaient retiré les messages incriminés, et concédent que le débit pour les clients Orange a légérement augmenté, mais ce lundi 29 ao?t 2011, Cogent a relancé les hostilités, en confirmant avoir porté plainte contre Orange auprés de l'Autorité de la concurrence, et en affirmant envisager également des poursuites au niveau européen. Citation:Pour Cogent, "l'opérateur français veut nous faire payer pour atteindre ses clients et ce n'est pas normal, il profite de sa position dominante pour cela, c'est injuste et c'est un viol des régles de la concurrence", estime le PDG de la société, Dave Schaeffer, dans une interview à La Tribune. L'entreprise reconnaÓt que son trafic avec Orange n'est pas équilibré, mais pour M. Schaeffer, ce n'est pas anormal: "Aucun opérateur international ne peut avoir un trafic équilibré avec seulement les utilisateurs d'Orange", juge-t-il.

30 Aug 2011 LIRE L'ACTU