Promouvoir « l’IA démocratique » : OpenAI recrute l’ancien secrétaire à l’Armée des États-Unis
OpenAI recrute Dan Driscoll, haut responsable au Pentagone jusqu’au mois de septembre. Mais pourquoi donc ?
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Une société californienne propose des retraites pour geeks, il s'agit de séjours dans la nature, téléphones et ordinateurs éteints, pour retrouver le "vrai bonheur" On nous le répète tous les jours.., notre connexion quasi-permanente au numérique est mauvaise pour notre santé, troubles du sommeil, lésions cérébrales, risques de cancer, aux Etats-Unis, l'addiction à Internet est même considérée comme une maladie mentale. (Clic sur l'image pour agrandir) Et pourtant, qui passe une journée sans consulter ses mails ? Qui éteint son ordinateur minimum deux heures avant d'aller se coucher ? Le quotidien The Guardian rapporte l'existence du " California's Camp Grounded " qui propose des retraites pour geeks. Pour 305 dollars (environ 240 euros incluant nourriture, couchette et ateliers), les campeurs sont invités à troquer ordinateurs, téléphones et tablettes au profit de relations réelles dans le but, selon le site, de "retrouver les vrais bonheurs de la vie" et de "retrouver les joies de l'enfance". California's Camp Grounded se présente comme un grand camp scout, qui semble tout droit sorti des années 70's, à voir le design utilisé pour le site. Durant cette cure de désintoxication pas comme les autres, on joue à actions/vérité, on fait griller des marshmallows sur un feu de bois ou on pousse la chansonnette. La société de bien-être "Digital Detox" ("désintoxication numérique") basée à Oakland est à l'origine de ce concept, forte de son succès, elle compte élargir son offre de séjour pour stressés 2.0 au Nicaragua, au Costa Rica ou au Cambodge. Réunis dans les lieux isolés du monde, yoga et méditation, ateliers d'écriture et récoltes de mangues rythmeront le quotidien des participants. Un marché en pleine expansion Si la société californienne domine pour l'instant sur le marché de l'e-désintox, les tours opérateurs et agences de voyages ont bien compris qu'il y avait un business à saisir. Ainsi, un hôtel de Dublin ( the westin dublin ) suggère une formule de ce type à ses clients. Ceux-ci doivent enfermer dans un coffre-fort leurs gadgets pour la durée de leur séjour. En échange, ils reçoivent un kit de survie composé d'un jeu de société et de guides en format papier pour découvrir la ville de Dublin. Plus haut-de-gamme, le groupe hôtelier Elite Island Resorts propose des séjours détox sur les îles grenadines, prix ? 3.000 dollars... Il y a plus démocratique. La journaliste américaine Susan Maushart a décidé d'infliger une cure de désintoxication numérique à sa famille durant six mois. Elle a relaté son expérience dans un livre intitulé Pause. Si cette initiative est radicale (et peu réalisable pour beaucoup d'entre nous) elle vient nous rappeler qu'il est bon de se mettre de temps en temps en veille...
Au terme de plusieurs mois de vifs débats et de manifestations, et aprés une série de votes négatifs en commission, le Parlement européen a voté contre le traité de lutte contre la contrefaçon ACTA, par 478 voix contre, 39 voix pour et 165 abstentions. Ce texte, négocié en secret entre une dizaine de pays (Europe, Etats-Unis, Japon...) instaurait un accord commercial visant à lutter contre la contrefaçon, tant physique que numérique. Il proposait notamment de renforcer la lutte contre les médicaments contrefaits ou d'harmoniser les outils de répression contre le téléchargement illégal. Mais pour de nombreuses associations de défense des libertés numériques ou de défense des malades du sida, le texte présentait des risques d'importantes dérives. Sur la forme, d'abord: Le fait que le texte ait été négocié en secret, loin du regard des élus, posait probléme. Sur le fond, surtout, bien que la version finale du texte ait été débarrassée, de certaines de ses dispositions les plus controversées, il comportait des mesures inédites et jugées liberticides, comme une procédure simplifiée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d'accés à Internet l'identité des internautes suspectés de télécharger illégalement. Divisions au sein du PPE Les débats sur le texte ont révélé, mardi, qu'ACTA ne faisait pas non plus l'unanimité au sein des principales formations politiques du Parlement. Au sein du Parti populaire européen (PPE), le traité a révélé l'existence d'une ligne de fracture importante entre les élus jugeant que le texte ne protégeait pas assez les libertés fondamentales et les partisans du texte, qui estimaient que le traité, même imparfait, était nécessaire pour améliorer la protection du droit d'auteur en Europe. Ces divisions internes recoupaient en partie des divisions par pays: Ainsi, les élus PPE néerlandais ou italiens avaient fait part, en bloc, de leurs importantes réserves sur le texte. En raison de ces divergences internes, la position commune du principal groupe de droite a changé à plusieurs reprises dans les heures précédant le vote, pour finalement s'établir sur un vote libre, sans consigne de vote de groupe. Les partisans du texte au sein du PPE avaient tenté, en dernier recours, d'obtenir un report du vote en séance pléniére, sans succés ; au final, de nombreux élus du PPE ont fait le choix de l'abstention. Pour les opposants au traité, le vote est une victoire nette. Citation:Surtout, "le texte a permis d'ouvrir un grand débat public, y compris à l'intérieur du PPE, sur la nécessité d'une réforme du droit de la propriété intellectuelle en Europe", se félicite Jérémie Zimmermann, porte-parole du collectif la Quadrature du Net, trés impliqué dans la mobilisation conter ACTA. "Ces débats ont également montré ce que peut faire la mobilisation citoyenne, il y a eu des millions d'e-mails envoyés aux députés, des dizaines de milliers de coups de téléphone, c'est un véritable sursaut démocratique." Pour les défenseurs des libertés numériques, le rejet d'ACTA constitue une étape de plus, quelques mois aprés l'ajournement sine die des projets de loi PIPA (Protect Intellectual Property Act) et SOPA (Stop Online Piracy Act) aux Etats-Unis, qui visaient à renforcer la protection du droit d'auteur au détriment, pour leurs détracteurs, des droits fondamentaux des citoyens. Pour M. Zimmermann, il s'agit bien d'un mouvement global, international. [quote]"Il n'y a pas un Internet américain, un Internet européen, la carte des Internets n'a pas de bordures, aujourd'hui, on assiste à une mobilisation globale, un réseau dans lequel chacun de nous est un noeud. C'est cette leçon-là qui doit durer au-delà d'ACTA." Voir aussi: L'ACTA, la future loi mondiale anti-piratage ? Clic pour lire tous les articles sur l'ACTA Tous les articles sur La loi SOPA ET PIPA (vidéo) Crainte au sujet du projet de loi INDECT
La commission du commerce international du Parlement européen a recommandé jeudi le rejet du traité Acta, par 19 voix contre 12. Citation:"Je me félicite du résultat du vote d'aujourd'hui, je suis ravi que la commission parlementaire ait reconnu les problémes que j'ai identifiés dans mon rapport et qu'elle ait suivi ma recommandation de rejeter l'Acta", a déclaré le rapporteur David Martin aprés l'annonce des résultats. Quatre autres commissions du Parlement européen avaient déjà rejeté l'accord commercial anti-contrefaçon, Libertés civiles, Industrie, Affaires juridiques et Développement. Mais la commission du commerce international est la seule compétente sur le dossier et sa recommandation est un camouflet infligé à la Commission européenne, qui a saisi la Cour européenne de Justice pour avis et demandait de différer le vote en pléniére jusqu'à ce que la Cour se prononce. Les élus ont rejeté cette demande par également 19 voix contre 12. L'Acta a été signé le 26 janvier 2012 à Tokyo par 22 des 27 gouvernements de l'Union européenne et les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud, la Suisse, le Mexique et le Maroc. L'accord vise à lutter contre la contrefaçon au sens large, des médicaments et autres marchandises jusqu'au téléchargement illégal sur internet. Si tous les députés s'accordent sur la nécessité de lutter contre la contrefaçon et de protéger la propriété intellectuelle, certains craignent que le traité mette en danger les libertés individuelles des citoyens européens. Plusieurs pays, parmi lesquels l'Allemagne, l'Autriche, la Pologne, la République tchéque, la Roumanie ou la Slovénie, ont déjà gelé les travaux préparatoires en vue de la ratification de l'accord. Acta pose les bonnes questions mais apporte de mauvaises et dangereuses réponses. Citation:"Certes, il faut protéger la propriété intellectuelle et lutter contre le fléau de la contrefaçon, mais cela ne peut se faire sans concertation démocratique, ni sous la houlette de quelques grandes multinationales, et ce, au mépris des libertés individuelles de 500 millions de citoyens européens", a commenté l'eurodéputé socialiste belge Marc Tarabella, hostile au texte. Le vote final sur Acta aura lieu le 4 juillet 2012 au Parlement européen. L'ACTA, la future loi mondiale anti-piratage ? Clic pour lire tous les articles sur l'ACTA Tous les articles sur La loi SOPA ET PIPA