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Europol démantèle une plateforme internationale d’images de violences sexuelles sur enfants Archives Secunews SECUNEWS

Europol démantèle une plateforme internationale d’images de violences sexuelles sur enfants

"KidFlix", une vaste plateforme de streaming pédopornographique rassemblant 1,8 million d’utilisateurs à travers le monde a été démantelée au terme de trois ans d’enquête ayant conduit à des perquisitions dans 31 pays. Après trois ans d’enquête et des perquisitions dans 31 pays, près de 1.400 suspects ont été identifiés. Retour sur cette opération d’envergure, l’une des plus importantes jamais menées contre la criminalité en ligne. "Il s’agit d’actes de violences sexuelles terribles, imaginables et malheureusement inimaginables, commis sur des enfants, de très jeunes enfants, voire des bébés et mis à disposition sur des vidéos avec une très bonne qualité d’image", a déclaré M. Limmer. La plateforme hébergée sur le darknet Le démantèlement de la plateforme "KidFlix", créée en 2021, est "le plus grand coup de filet" dans le domaine de la pédopornographie depuis la création en 1999 d’Europol, l’agence européenne de coordination policière, a déclaré Guido Limmer, directeur adjoint de la police criminelle bavaroise, lors d’une conférence de presse à Munich (sud). Près de 1.400 suspects ont été identifiés. Au total, 1,8 million personnes dans le monde se seraient connectés, depuis avril 2022, à la plateforme hébergée sur le darknet pour y consulter les vidéos. Après avoir réglé leur inscription en cryptomonnaies, les utilisateurs avaient accès à plus de 91 000 vidéos d’une durée totale de 6 288 heures. En moyenne, environ trois nouvelles vidéos et demie étaient téléchargées toutes les heures sur la plateforme aujourd’hui désactivée. Enquête commencée depuis 2022 Commencée dès 2022, l’enquête a débouché sur une opération policière d’ampleur en mars, soutenue par Europol. Elle a impliqué les autorités de 38 pays au total, la plupart en Europe, mais aussi aux USA, au Canada, en Colombie, en Australie et en Nouvelle-Zélande. "L’identification d’enfants victimes d’abus a constitué un élément essentiel du travail : des enfants victimes d’abus sexuels ont notamment pu être mis à l’abri en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (nord ouest de l’Allemagne) et identifiés dans le Brandebourg (est)", ont précisé les autorités bavaroises. Voir aussi: Vaincre les réseaux pédophiles Parents, prudence! Les dangers d´Internet pour les mineurs. L’arnaque à la webcam se propage sur internet

08 Apr 2025 LIRE L'ACTU
La police bavaroise à l'origine d'un logiciel espion Archives Secunews SECUNEWS

La police bavaroise à l'origine d'un logiciel espion

Les autorités bavaroises ont reconnu, lundi 10 octobre 2011, être à l'origine d'un virus informatique, de type "cheval de Troie", permettant d'espionner un ordinateur infecté. Samedi, le collectif de hackers allemand, le "Chaos Computer Club" (CCC), a mis au jour ce programme malveillant. Le gouvernement fédéral s'était abstenu, dans un premier temps, de confirmer l'origine du virus, mais le ministère de l'intérieur de Bavière a reconnu dans la soirée qu'il avait été mis au point en 2009 pour sa police régionale. "Ozapftis", "Bundestrojaner","R2D2, etc..., le programme dispose de plusieurs noms de code. [quote]Une fois installé, ce troyen (cheval de Troie) est non seulement capable "de collecter des données privées, mais permet un accés à distance, afin de télécharger et d'exécuter des programmes", assure le CCC.[/quote] [quote]"Ce Troyen peut contrôler de nombreuses applications liées à la communication, comme Skype, MSN Messenger et Yahoo Messenger", explique Graham Cluley. Il peut également "faire des copies de ce qui apparait à l'écran des utilisateurs et enregistrer les appels sur Skype", poursuit-il.[/quote] [quote]"Nous prenons les informations liées aux recherches du Chaos Computer Club trés au sérieux", avait déclaré lundi le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, au cours d'un point de presse régulier, cité par l'Agence France-Presse.[/quote] [quote]"A notre connaissance, le programme mis en évidence par le CCC est vieux de trois ans et en l'état actuel de nos recherches, il n'a jamais été utilisé", a pour sa part précisé le porte-parole adjoint du ministère de l'intérieur, Markus Beyer.[/quote] Polémique en Allemagne, aux États-Unis et en France Après une longue bataille juridique, en février 2008, l'utilisation de logiciels espions par la police, ou "Bundestrojan" a été autorisée, mais dans des conditions bien précises. Mais pour le CCC, de "gros défauts de conception du programme" rendent cette fonction disponible "à n'importe qui sur Internet". [quote]"Nous sommes surpris et choqués par le manque de sécurité du code", déplore le Chaos Computer Club.[/quote] Ce n'est pas la première fois que l'utilisation de ce type de logiciels par les autorités fait polémique. En 2001, la police fédérale américaine, le FBI, avait essayé d'introduire un programme similaire, baptisé "Magic Lantern", le FBI avait même demandé aux éditeurs d'antivirus de ne pas intégrer ce programme dans la base de données à effacer. Dans le cadre de l'examen Lopsi 2 , un article prévoit que les forces de l'ordre peuvent, sous l'autorité d'un juge, utiliser des logiciels espions installés sur les ordinateurs de suspects. Une mesure qui avait été trés critiquée par les associations de défense de la vie privée.

13 Oct 2011 LIRE L'ACTU