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Le hacker Jack Barnaby est décédé Archives Secunews SECUNEWS

Le hacker Jack Barnaby est décédé

L'un des plus célèbres hackers de ces dernières années, Barnaby Jack, 35 ans, a été retrouvé sans vie, jeudi 25 juillet 2013, dans son appartement de San Fransisco. Les cause de sa mort sont encore inconnues. Fer de lance du mouvement des White Hats , l'informaticien de génie s'était fait remarquer en 2010, lors de la célèbre conférence annuelle sur la sécurité informatique, Black Hat, à Las Vegas. Sur scène, il était parvenu à montrer en direct comment vider le contenu de distributeurs automatiques sans débiter aucun compte client. Le hacker avait même montré deux techniques différentes pour cette même opération: - L'une impliquant un déplacement physique jusqu'au distributeur - L'autre se faisant depuis un ordinateur à distance. Une technique de piratage qui a depuis été surnommé le "jackpotting". Pour parvenir à ce résultat, l'homme, d'origine néo-zélandaise, avait acheté deux distributeurs sur Internet (à 2.000 dollars l'unité) qu'il avait installés chez lui, il en avait alors étudié le fonctionnement pendant près de deux ans. Citation: Dans une interview à la chaîne néo-zélandaise TV3, Barnaby Jack expliquait être "un bon garçon" qui avait mené ces recherches "simplement pour prouver la faiblesse des dispositifs électroniques du quotidien". Matériel médical et homeland Expert en sécurité des données, Barnaby Jack s'était ensuite particulièrement intéressé aux faiblesses des dispositifs électroniques dans le domaine médical. Le hacker avait ainsi démontré la dangerosité des injecteurs à insuline, qu'il était parvenu à programmer à une distance de 100 mètres de l'appareil pour injecter une dose mortelle au patient. A la suite de ces révélations, certaines entreprises spécialisées dans le domaine médical avaient modifié la composition de leur matériel. Cette année encore, la présence de Barnaby Jack était très attendue à la conférence Black Hat, où il devait présenter ses dernières recherches sur les faiblesses des pacemakers . Inspiré par une scène de la série Homeland, il devait en effet fournir la preuve qu'il est possible de tuer quelqu'un en désactivant son pacemaker à une distance de 10 mètres ou moins. Notre pirate bien-aimé Citation: Dans un communiqué, les organisateurs de la conférence ont déploré la mort d'un homme "de légende qui restera irremplaçable", le communiqué annonce également qu'un hommage lui sera rendu par la communauté des hackers, en lieu et temps où il était supposé tenir sa conférence. Citation: "Nous avons perdu mais n'oublierons jamais notre pirate bien-aimé, Barnaby Jack nous a quittés. Il était un maître du hacking et un grand ami", a écrit, pour sa part, sur Twitter l'entreprise IOActive, pour laquelle Barnaby Jack était chargé des questions de sécurité. D'autres membres éminents de la communauté des hackers n'ont pas manqué de témoigner de leur affection, notamment Dino Dino Dai Zovi, qui a décelé de nombreuses failles d'Apple.

29 Jul 2013 LIRE L'ACTU
Un hacker transforme des pacemakers en bombes mortelles Archives Secunews SECUNEWS

Un hacker transforme des pacemakers en bombes mortelles

Tuer une personne en un clic de souris en faisant dérailler son pacemaker?, c'est pas de la fiction, c’est possible. Jack Barnaby, ancien hacker reconverti dans la sécurité informatique a tiré la sonnette d’alarme lors d’un congrès à Melbourne. Le spécialiste de l’informatique embarquée, ces ordinateurs dissimulés dans les objets mais aussi dans le corps humain, est parvenu à prendre le contrôle d’un pacemaker au moyen d’un ordinateur portable. En bidouillant le code informatique du stimulateur cardiaque, il l'a transformé en appareil de mort, capable d’administrer des décharges de 830 volts. La faille réside dans la fonction normalement réservée au cardiologue qui permet de mettre en fonction la prothèse une fois en place dans le corps du patient. Des experts avaient déjà mis en évidence cette porte d’entrée pour les hackers et alerté les fabricants de stimulateurs. Mais Jack Barnaby est allé plus loin, il affirme pouvoir provoquer des réactions en chaîne, un pacemaker piraté pourrait ainsi transmettre son code modifié à une autre pile cardiaque, et ainsi de suite. Pour des raisons de sécurité, le hacker reconverti n’indique pas la marque de prothèse incriminée. D’autant qu’il affirme avoir pu sans grande difficulté pirater les serveurs de l’entreprise pour y dérober les numéros de séries des pacemakers et les coordonnées de leurs porteurs fragiles du coeur.

22 Oct 2012 LIRE L'ACTU