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Free à casser les prix de la téléphonie en France avec une offre à 19,9 euros par mois pour tout illimité, une telle offre est-il envisageable en Belgique ?, Non, il manque de concurrence.

Après avoir cassé les prix de l’internet en France avec le lancement du triple play à 29,9 euros en 2002, l’opérateur télécoms Free s’apprête cette fois à révolutionner le marché de la téléphonie mobile, il a débarque mardi dans l’Hexagone avec des tarifs pour le moins détonants.
 



Pour 19,9 euros par mois seulement, ses clients pourront avoir la téléphonie illimitée (en France mais aussi vers 40 pays dans le monde dont les Etats-Unis, l’Europe), les SMS et MMS illimités ainsi que 3 Go de données.

Ce forfait est 4,3 fois moins cher que ce que propose SFR ou 2,5 fois moins cher que ce que propose Sosh, l’offre low-cost d’Orange, fanfaronne Xavier Niel, le patron d’Iliad, la société propriétaire de Free.

Free lance également, pour ceux qui téléphonent très peu, une formule tout aussi intéressante à deux euros par mois comprenant 60 minutes d’appel et 60 SMS par mois.

Un fossé par rapport à la Belgique

Le fossé avec les prix qui sont pratiqués en France par les trois principaux opérateurs du marché (Orange, SFR, Bouygues) est énorme, il l’est tout autant avec les tarifs pratiqués en Belgique.

Pour avoir la téléphonie et les SMS illimités ainsi qu’un giga de données (contre 3 chez Free… ), il faut débourser chez Proximus et Mobistar 90 euros par mois, soit 4,5 fois plus que chez Free.

Chez Base, il en coûte 80 euros mais le forfait data ne comprend que 500 mega
.


Idem pour le tarif low cost.

Il faut débourser en Belgique environ cinq fois plus (10 euros) que chez Free pour avoir 60 minutes d’appel et 60 SMS

Il manque un casseur de marché en Belgique



Comment expliquer qu’en Belgique, on n’ait pas des prix aussi intéressants ?

Pour David Wiame, cela s’explique principalement par l’absence d’un véritable casseur de prix comme Free sur le marché.

Citation:
"Il y a chez nous un problème de manque de concurrence.
Les parts de marché des trois opérateurs restent stables, les opérateurs virtuels jouent leur rôle et proposent des tarifs agressifs mais leurs parts de marché restent globalement les mêmes, entre 5 et 10 %.

Les consommateurs ne font pas assez jouer la concurrence et ne changent pas volontiers d’opérateurs."


En outre, la marge de manoeuvre tarifaire de ces opérateurs virtuels est limitée puisqu’ils doivent acheter des minutes en gros aux opérateurs pour pouvoir les revendre à leurs clients.

Il faudrait à la Belgique un nouveau joueur qui viendrait bousculer l’ordre établi, cela tombe bien. Comme en France, un quatrième opérateur de téléphonie mobile s’apprête à débarquer sur le marché.

Il s’agit de l’alliance des deux câblodistributeurs Voo et Telenet.

Peut-on s’attendre à ce qu’ils suivent la même politique tarifaire que Free ?

David Wiame n’y croît pas un seul instant.

Citation:
"Ces câblodistributeurs n’ont pas la réputation d’être des casseurs de prix, ils ont déjà une masse énorme de clients grâce à leurs produits existants.

Ils vont sans doute se contenter d’offrir des tarifs privilégiés pour les gens qui sont déjà clients chez eux dans le cadre de packs, je ne m’attends pas à ce qu’ils bouleversent le marché."


Voir aussi:

Free lance son forfait mobile illimité à 19,99 euros par mois
 
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