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A l'occasion de la Journée mondiale contre la cyber-censure, ce vendredi 12 mars 2010, l'association Reporters sans frontières (RSF) publie, comme chaque année, sa liste des pays "ennemis du Net" ou risquant de le devenir.

Pour 2009, l'organisation note une tendance accrue à la censure et à la répression sur la Toile, et a ajouté à sa liste des pays "sous surveillance" la Turquie et la Russie.



Pour RSF, si les régimes autoritaires ont pu dans un premier temps se laisser dépasser par la mobilisation de citoyens en ligne, ils réagissent aujourd'hui en multipliant les dispositifs de censure ou d'intimidation.
L'association a ainsi comptabilisé "une soixantaine de pays concernés en 2009 par une forme de censure du Web", deux fois plus que l'année précédente.

La censure peut prendre des formes techniques

Filtrage ou fermeture de sites d'opposition, fichage et surveillance de l'activité en ligne des individus, par exemple, mais elle peut également utiliser des méthodes plus classiques, comme l'arrestation ou l'intimidation physique de blogueurs ou de journalistes.

Citation:
"Pour la première fois depuis la création de l'Internet, près de cent vingt blogueurs, internautes et cyber-dissidents sont derrière les barreaux pour s'être exprimés librement en ligne", note l'association.


Russie et Turquie dans le collimateur

Les cas de censure répertoriés ne concernent pas que les régimes autoritaires.
Plusieurs démocraties figurent sur la liste des pays sous surveillance, ainsi l'Australie, qui doit mettre en place un gigantesque système de filtrage du Web ou la Corée du Sud, qui tente de proscrire l'anonymat en ligne.



Deux pays font leur entrée dans ce classement, la Russie et la Turquie.

En Russie, RSF note la conjonction de plusieurs situations défavorables à la liberté d'expression.

Le rapport souligne la proximité de nombreux acteurs du Web (fournisseurs d'accès, éditeurs de plates-formes, etc...) avec le pouvoir ce qui facilite les coupures d'accès à des sites d'opposition, labélisés "extrémistes", les tentatives d'intimidation en ligne ou physiques, y compris de la part des forces de l'ordre ou encore les cyber-attaques dont sont victimes journaux et blogs d'opposition, comme la Novaïa Gazeta début février 2010.

De son côté, la Turquie fait son entrée dans la liste

En raison tout d'abord du filtrage du Web qu'elle a mis en place, trois mille sept cents sites sont aujourd'hui concernés par le blocage, dont le site de partage de vidéos YouTube, des sites communautaires gays ou des sites d'information consacrés aux Kurdes.

Le rapport souligne également la multiplication des procès visant des journalistes travaillant pour des sites Internet.

Télécharger le rapport de RSF


(source: lemonde )



Share/Bookmark Rss Publié par Eagle1 le Le: 12/03/10 Poster commentaire