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Une émission de radio belge jeune, un langage jeune, des discussions abordant des thèmes qui touchent directement les jeunes, quoi de plus normal dès lors qu'un jeune de 14 ans veuille y participer activement et faire valoir son point de vue, d'autant plus que l'animateur l'y invite avec insistance puisque l'avis de ses auditeurs l'intéresse pour pouvoir rendre son émission attrayante et interactive.

A la fin du mois, ce mineur va cependant se rendre compte que donner son impression à l'antenne via SMS peut coûter cher, très cher même, puisqu'à la réception de sa facture, ses parents vont constater que celle-ci a littéralement explosé.
Elle s'élève à un montant de 856 € pour un seul mois.

Citation:
Le papa scandalisé ne comprenant pas comment son fils a pu rentrer dans cette spirale a écouté l'émission.
Il devra bien constater qu'aucune mention d'un quelconque tarif n'est faite ou du moins n'est faite clairement lors de l'émission et que son fils n'est pas le responsable unique de cette facture, le manque d'information et de transparence y est manifestement pour beaucoup.


Aujourd'hui plus de 9 jeunes sur 10 âgés de 10 à 17 ans ont un GSM et envoyer des SMS reste l'application la plus populaire du GSM.



Les publicités pour des services SMS sont omniprésentes dans les médias.

- Pour connaître votre date de mort
- pour savoir quand vous aurez votre premier enfant
- Qui est amoureux de vous en secret
- Pour un logo "fun"
- Pour gagner un concours
- Pour participer à une émission ou un jeu (Comme dans notre article).

Cela concerne finalement des services allant du plus ridicule au plus inutile, en tout cas pour nous adultes.

Le problème est que ces types de services n'ont pas été créés pour nous, mais s'adressent à une cible facile, crédule et friande de ce genre de chose, à savoir les enfants.

Ceux-ci peuvent être des victimes actives de ces pratiques en utilisant ces services.
Mais 1 à 2 jeunes sur 5 ont déjà reçu également de la publicité non sollicitée ( spams ) sur le GSM, des SMS non sollicités et payants ainsi que des abonnements à des services non sollicités.

Pourtant, le consommateur est censé être à l'abri de ces pratiques commerciales illégales, les opérateurs de téléphonie mobile ayant mis au point un code de conduite auquel sont soumis l'ensemble des prestataires.(1: )

Le consommateur doit être informé des mentions essentielles telles que:

- Le coût total du message
- Le nombre total et maximum de SMS à envoyer et à recevoir
- Le système de désinscription.


Depuis le 15 mars 2008, est également rentré en application le système du "double opt-in" (double confirmation) pour les services d'abonnement SMS, le consommateur devant confirmer à deux reprises qu'il souhaite souscrire au service proposé.

Par ailleurs, depuis le 1er juin 2008, les numéros courts (de quatre chiffres) permettant de s'inscrire à des services d'abonnement doivent obligatoirement commencer par 9, pour permettre au consommateur de prendre conscience qu'il conclut en fait un contrat d'abonnement.

En 2008, d'après les chiffres du service de médiation des télécommunications, 1.586 plaintes concernaient toutefois toujours des SMS surtaxés, certains éditeurs (oublient) encore d'annoncer les surcoûts qui y sont liés.

Conseil:

Il est possible, à tout moment, d'arrêter la réception de SMS payants en envoyant STOP au numéro court via lequel les messages sont reçus.

Les sites internet des opérateurs disposent d'une base de données des fournisseurs via laquelle le client peut entrer en contact avec un service abusif.

Vous pourrez exiger le retrait de votre numéro de GSM de leur base de données.

Suite à la mise en place du code de conduite, les opérateurs traitent les plaintes de leurs clients en première ligne.

C'est donc à l'opérateur lui-même que revient la vérification et le contrôle de première ligne quand il est averti d'une pratique illicite, a partir du moment où l'opérateur a connaissance des activités illicites sur son réseau et a les moyens de faire cesser la pratique mise en cause mais reste inactif, il pourrait être considéré comme complice, puisqu'il partage avec son partenaire des bénéfices obtenus illégalement.

Après avoir contacté son opérateur pour l'en avertir, le consommateur portera plainte le cas échéant auprès du SPF économie ou auprès de l'ombudsman des télécoms .

Share/Bookmark Rss Publié par Eagle1 le Le: 07/03/10 Poster commentaire